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Halloweengate

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Depuis quand la fête d’Halloween est-elle devenue un enjeu politique et une compétence municipale? Et depuis quand les municipalités ont-elles décidé de s’improviser «parents des parents» au Québec?

Merci aux maires de Lévis et de Québec qui ont fait leur travail en invitant les gens à la prudence et au bon jugement, étant donné les prévisions de mauvais temps.

Ils se sont aussi assurés que des policiers patrouillent dans les rues.

Dans plusieurs villes de la grande région de Montréal, les élus ont invité les enfants à faire la collecte de bonbons le 1er novembre, plutôt que le soir de l’Halloween. C’est le cas à Montréal.

Devant le tollé de protestations, la mairesse Valérie Plante écrivait hier sur Twitter que «l’halloweengate est un cas classique de “Damn if you do, damn if you don’t” (critiqué si on le fait, critiqué si on ne le fait pas)».

La vie privée des gens

Mais en quoi ce genre de décision regardait-elle une élue, au fait?

Le premier ministre Legault a pour sa part affirmé qu’il s’en remettait à l’autonomie des municipalités, et que c’était à elles de décider. Vraiment?

Et si on décidait qu’il s’agit là de la vie privée des gens et de décisions personnelles ? Et que les parents devraient avoir assez de jugement pour savoir comment procéder avec ce genre de décision?

Gros bon sens

Au Québec, il fait froid et il pleut la majeure partie de l’année. Ça ne changera pas de sitôt, et il en a toujours été ainsi. Ça fait même partie du charme de la fête des morts.

Originaire du Saguenay, j’ai passé l’Halloween à plusieurs reprises dans la neige et le froid.

Comme Pascal Bérubé, député de Matane, le racontait hier, on avait nos «suits de skidoo» et je n’en garde pourtant que de beaux souvenirs, parmi les plus heureux de mon enfance!

Il s’agit en effet d’une fête magique, qui donne l’occasion aux enfants de laisser aller leur imagination.

Quand la météo fait des siennes, il s’agit de raccourcir la collecte et de l’expliquer aux enfants.

Dans bien des cas, ils risquent même de se montrer plus raisonnables que bien des adultes.