/news/green
Navigation

Pas de gazoduc financé par le nouveau Fonds vert

Le ministre de l’Environnement réajuste son discours

caucus CAQ
Photo Simon Clark Le ministre de l'Environnement, Benoît Charette

Coup d'oeil sur cet article

Le ministre de l’Environnement corrige le tir : le fonds d’électrification et de changements climatiques (FECC) ne subventionnera aucun gazoduc, seulement des projets de gaz renouvelable.

« Ce n’est aucunement notre intention de financer des projets de gazoduc avec ça », a indiqué Benoit Charette vendredi sur les ondes de TVA.

La veille, M. Charette a déposé son projet de réforme du Fonds vert, qui sera remplacé par le FECC. Il a alors laissé entendre que le projet Énergie Saguenay, qui souhaite importer par gazoduc du gaz naturel de l’Ouest canadien et le liquéfier dans une usine à Saguenay pourrait « peut-être » recevoir du financement du FECC.

Transition énergétique

« Peut-être. On réitère des principes, l’important, c’est la diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES), ceux qui ne veulent pas entendre parler de transition énergétique seront assurément déçus », disait M. Charette.

« Nous, à partir du moment où un projet est alimenté par une source x qui est combustible, qui est une forte émettrice de GES, mais qu’on lui permet une alimentation à travers une source qui est moins polluante, c’est de la transition énergétique », a-t-il ajouté.

Vendredi, M. Charette a réajusté son discours. Il affirme que le FECC sera plutôt disponible pour appuyer la production de gaz naturel renouvelable. « C’est un gaz qu’on arrive à faire avec nos déchets. C’est une réduction importante des GES. Ces déchets, ils émettraient de toute façon des GES », a-t-il expliqué.

Il faut dire que le Fonds vert a déjà financé par le passé la construction d’un oléoduc entre Québec et Montréal. Le Fonds vert a également servi à subventionner le prolongement du réseau de gazoduc d’Énergir, anciennement Gaz Métro.

Changement de cap

Pour des groupes environnementaux, ce changement de cap est une bonne nouvelle.

La position du ministre Charette était « absolument inacceptable au regard de la crise climatique et est une insulte aux jeunes générations et celles à venir », déplorait Catherine Gauthier, directrice générale d’ENvironnement JEUnesse. Elle se réjouit de la rectification du ministre.

De son côté, l’attaché de presse du ministre, Louis-Julien Dufresne, a indiqué que « le projet GNL ne sera pas financé à même le FECC ». « Les orientations exactes du Fonds seront dévoilées lors de la présentation du Plan d’électrification et de changements climatiques au début de l’année 2020 », a-t-il ajouté.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.