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Soulagement chez les ingénieurs

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Après l’avoir réclamé pendant des années, les ingénieurs du Québec se réjouissent de l’intention du gouvernement Legault d’enfin revoir la règle du plus bas soumissionnaire pour les contrats publics.

Au Québec, la loi oblige l’État à attribuer au plus bas soumissionnaire les contrats pour des services professionnels, qu’il s’agisse de construire un pont ou de fournir certains services.

Qualité

Mais l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) milite pour que le gouvernement de la CAQ mette fin à cette façon de faire, soutenant que cette règle pose des risques importants, notamment pour les infrastructures publiques.

Ces économies à court terme pourraient se traduire par des ouvrages moins durables. Et cela mènerait à devoir refaire les travaux plus rapidement que nécessaire, avancent-ils. Comme la Fédération des chambres de commerce du Québec avant lui, l’OIQ soutient que les 12 milliards $ accordés chaque année en contrats publics pourraient aussi mieux servir d’outils de développement économique et pour favoriser l’innovation.

« C’est un enjeu en termes de protection du public. Il faut favoriser l’innovation et la qualité dans l’octroi des contrats », a indiqué hier en entrevue la présidente de l’Ordre, Kathy Baig. « Le prix ne peut être le seul élément à considérer. »

Révision à venir

Mercredi, le ministre responsable de l’Administration gouvernementale, Christian Dubé, a enfin reconnu que des « améliorations » pourraient être apportées à la règle actuelle. Ces modifications ne seront pas incorporées dans le projet de loi 37 actuellement à l’étude, qui vise à centraliser les achats de l’État. Mais il promet de réviser la règle par la suite.

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« On est sur la bonne voie avec cette ouverture de M. Dubé », dit Mme Baig, qui s’est entretenue avec le ministre à ce sujet dès que la CAQ a été menée au pouvoir, à l’automne dernier.

« Dans certains pays, les PME ont pu participer davantage à des projets majeurs quand on ne se limite pas au prix le plus bas. Le prix est une variable importante, on ne peut la négliger dans les contrats publics. Mais il faut considérer les bénéfices d’une approche qualité. »