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Entre deux actes: Une histoire de soeurs

Les sœurs Amar ont uni leurs talents pour créer leur première pièce, Nikki ne mourra pas

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 Elles sont trois sœurs. Claude est violoniste, Florence est artiste de cirque, et Laura est comédienne. Elles ont uni leurs forces pour créer la pièce Nikki ne mourra pas. 

 « On baigne ensemble dans la création, et ça faisait longtemps qu’on parlait de faire un projet professionnel commun. C’est super », a lancé Laura Amar, lors d’un entretien. 

 La jeune comédienne a écrit le texte, signé la mise en scène avec Florence, et Claude a travaillé à la conception de la trame sonore. 

 Cette création est la première collaboration artistique du Collectif des sœurs Amar. Une première qui pourrait avoir des suites. 

 À l’affiche à partir du 12 novembre, à Premier Acte, Nikki ne mourra pas raconte l’histoire d’une adolescente de 17 ans qui vit seule avec une mère qui sombre progressivement dans la dépression et l’alcoolisme. 

 « C’est une histoire sur notre rapport d’entraide dans la maladie et sur comment le comportement de la mère affecte sa fille. Au lieu de vivre sa vie de jeunesse, elle doit s’occuper de sa mère », a expliqué Laura Amar. 

 La comédienne, qui signe son tout premier texte, avait envie d’explorer la manière dont le comportement du parent peut affecter une jeune adolescente qui essaie de se bâtir et qui est en transition vers le monde adulte. Elle a beaucoup entendu parler de situations similaires lorsqu’elle a commencé à s’intéresser à cette thématique. 

Les comédiennes Érika Gagnon et Lé Aubin lors des séances de travail de Nikki ne mourra pas.
Photo courtoisie Laura Amar
Les comédiennes Érika Gagnon et Lé Aubin lors des séances de travail de Nikki ne mourra pas.

 « Les soins en santé mentale sont difficiles d’accès, et les gens se tournent beaucoup vers les dépendances. Un cercle vicieux s’installe, et ça peut dégénérer rapidement. J’avais envie de parler de ce qui est un problème en tant que société », a fait remarquer la comédienne, diplômée de la cohorte 2017 du Conservatoire d’art dramatique de Québec. 

 Une évidence 

 Laura Amar a eu l’idée de cette pièce en 2016. 

 Inspirée par les symboles, en écriture et en création, elle a imaginé une scène où quelqu’un découvre un poisson mort dans son bain. Une image qui génère dégoût et malaise, et qui a lancé ce projet de création. 

 Laura Amar précise qu’il y a beaucoup d’humour à travers un sujet qui, à première vue, peut sembler assez lourd. 

 C’est en se questionnant sur les gens avec lesquels elle allait travailler pour ce projet que l’idée de le faire avec ses deux sœurs a fait surface autour du réveillon de Noël, en 2017. Il y a aussi une quatrième sœur Amar, mais elle ne travaille pas dans le domaine artistique. 

Vincent Legault et Lé Aubin lors des répétitions.
Photo courtoisie Laura Amar
Vincent Legault et Lé Aubin lors des répétitions.

 « C’était une évidence. On a, instinctivement, une sensibilité qui va de pair. On se complète autant sur le plan professionnel que sur le plan personnel, et nos trois univers se rejoignent bien », a mentionné Laura Amar. 

 Le travail de création s’est déroulé sans friction. Les trois sœurs ont une facilité à communiquer entre elles qui a simplifié les choses. 

 « C’était emballant de travailler ensemble et c’est quelque chose que nous allons peut-être refaire en théâtre, en cirque ou en musique. Tout est ouvert », a laissé tomber la cadette du trio, fébrile à l’idée de voir son premier texte et sa première mise en scène prendre vie sur les planches.  

 Nikki ne mourra pas est présentée du 12 au 30 novembre, à Premier Acte.