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Le maire s’en prend à la police des élections

Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher.
Photo d’archives, Ben Pelosse Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher.

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Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, souhaite être acquitté des infractions qui pèsent contre lui. Il accuse le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) de l’avoir empêché de subir un procès impartial.

L’avocat de M. Maher, Me Robert Brunet, a en effet déposé une requête le 8 octobre dernier réclamant l’arrêt des procédures et l’acquittement de son client dans un dossier de manœuvres électorales douteuses.

Stéphane Maher est actuellement poursuivi par le DGEQ pour avoir, à deux occasions, tenté d’« influencer une personne au regard de sa candidature en lui promettant ou accordant un bénéfice ou en lui faisant des menaces ».

Notre Bureau d’enquête dévoilait en mai dernier que le maire a été enregistré à son insu, en octobre 2017, en train d’offrir un « emploi prestigieux » à un conseiller municipal dont il voulait se débarrasser, Mario Fauteux. Un autre conseiller, André Marion, allègue avoir connu le même sort.

Être innocenté

Dans la foulée, la Commission municipale du Québec a également démarré une enquête. Le maire Maher a toutefois plaidé non coupable aux deux constats d’infraction. Et il veut maintenant mettre carrément fin aux procédures.

« On demande au juge d’ordonner l’arrêt des procédures, car les deux personnes visées ont déjà fait faire le procès dans les journaux », a résumé Me Brunet lorsque joint au téléphone.

Ce dernier blâme également le DGEQ de ne pas avoir « pris de procédures pour empêcher » que ses deux témoins n’accordent d’entrevues aux médias.

Cette requête sera débattue le 5 décembre prochain. Au final, si M. Maher est reconnu coupable des infractions qui lui sont reprochées, il risque une amende minimale de 5000 $ en plus de perdre le droit de siéger à un conseil municipal pour une période de cinq ans.