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Le ping-pong a la cote au Québec

Le Club de tennis de table CHOPS, dont on voit des membres à l’œuvre à l’école Wilbrod Bhérer, compte plus d’une centaine de membres.
Photo Stevens LeBlanc Le Club de tennis de table CHOPS, dont on voit des membres à l’œuvre à l’école Wilbrod Bhérer, compte plus d’une centaine de membres.

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Votre première partie de ping-pong au centre de loisirs, dans le garage d’un ami ou à l’école secondaire avait révélé en vous un intérêt pour ce sport ? En regardant les athlètes de tennis de table aux derniers Jeux du Québec, vous avez eu envie de reprendre la raquette pour tenter d’être aussi agile, stratégique et rapide qu’eux ? La balle est dans votre camp, il vous suffit de rejoindre un club.

Le son des balles de ping-pong qui frappent les raquettes et rebondissent sur la table retentit partout dans le monde. Au Québec, avec l’augmentation du nombre de clubs, l’ouverture récente du Centre national à Saint-Léonard, l’embauche d’entraîneurs venus de France et le succès des athlètes québécois sur le circuit canadien, le sport entreprend sa lancée, et on peut espérer qu’il explose dans les prochaines années.

Le Club de tennis de table CHOPS, dont on voit des membres à l’œuvre à l’école Wilbrod Bhérer, compte plus d’une centaine de membres.
Photo courtoisie Fédération de tennis de table du Québec

La province compte une trentaine de clubs de tennis de table, dont cinq ont démarré dans les derniers mois. Ceux-ci réunissent environ 1000 membres. Sur le circuit québécois de la compétition qui existe depuis six ans, ils étaient 282 pongistes l’année dernière, soit une trentaine de plus que la saison précédente. 

Les Jeux du Québec 2019 à Québec, à l’occasion desquels les 19 régions étaient représentées en tennis de table, « ont donné un bon coup de main à nos bénévoles, aux gens intéressés à monter des clubs », explique Rémi Tremblay, directeur général de la Fédération de tennis de table du Québec. Sans oublier qu’une telle visibilité permet également de recruter de nouveaux joueurs.

La moitié des membres du Club Chops ont moins de 18 ans et plusieurs sont en Sports-études.
Photo Stevens LeBlanc
La moitié des membres du Club Chops ont moins de 18 ans et plusieurs sont en Sports-études.

À Québec, le club CHOPS connaît une belle progression, passant de 35 membres, il y a quatre ans, à un peu plus de 100 membres récréatifs et compétitifs aujourd’hui, constate Vincent Arnaud, entraîneur-chef du club CHOPS, qui arrive tout juste de France. Ce sont des jeunes de moins de 18 ans (50 %), dont plusieurs sont en Sport-études, des aînés (25 %) et des joueurs adultes (25 %) qui partagent l’amour de cette activité parmi les plus pratiquées sur la planète. Il s’agit d’un club « qui a de l’ambition », affirme M. Arnaud, et qui est prêt à accueillir le double de membres.

Accessible à tous

Petits et grands peuvent devenir pongistes, car ce sport n’a pas d’âge. Souvent, il s’agit même d’une affaire de famille. Après tout, c’est plus pratique et agréable de s’exercer à deux ou à quatre.

Dès l’âge de trois ou quatre ans, les enfants apprennent à manier la raquette, à faire rebondir la balle, à développer leur motricité, tandis que les personnes âgées gardent leurs réflexes bien aiguisés et leur esprit en alerte. Il suffit d’une raquette, d’une balle, d’une table et d’une paire d’espadrilles pour s’élancer, et ce, 12 mois par année.

Le Club de tennis de table CHOPS, dont on voit des membres à l’œuvre à l’école Wilbrod Bhérer, compte plus d’une centaine de membres.
Photo courtoisie Fédération de tennis de table du Québec

« Si quelqu’un a déjà une bonne main, un bon toucher de balle et une bonne lecture des effets, il a un avantage », explique Vincent Aumoitte, entraîneur en chef de l’Équipe du Québec. Mais les aptitudes nécessaires à la pratique du ping-pong s’acquièrent. « Plus on commence tôt, plus on a de chances de progresser », mentionne M. Tremblay, qui se réjouit que certaines écoles primaires offrent la possibilité à des jeunes de s’initier, souvent avec l’aide du club de leur région.

Un sport complet

Encadrés par les entraîneurs du club, les joueurs développeront « la précision, la coordination, la vitesse de réaction, la tactique et la gestion des émotions », souligne M. Aumoitte. Car lorsqu’un joueur se retrouve devant son adversaire et qu’ils se regardent droit dans les yeux, alors que la tension monte, il se doit de contrôler ses sentiments. « Les jeunes joueurs acquièrent une grande maturité émotionnelle », affirme M. Aumoitte.

Comme il exige un entraînement à la fois sportif et stratégique, on dit souvent que le tennis de table, c’est comme courir le 100 mètres en jouant une partie d’échecs. Il faut comprendre ce que l’adversaire veut faire, avoir un coup d’avance sur lui pour l’amener à faire des erreurs ou à ne pas toucher à la balle du tout, afin de pouvoir marquer des points. 

Le Club de tennis de table CHOPS, dont on voit des membres à l’œuvre à l’école Wilbrod Bhérer, compte plus d’une centaine de membres.
Photo Stevens LeBlanc

« Son explosivité, sa capacité à mettre beaucoup d’effets dans la balle et à réaliser des coups techniques » font partie des atouts d’un joueur pour gagner, explique M. Arnaud, ajoutant que le pongiste développera d’ailleurs, au fil du temps, son propre profil de jeu.

Il suffit d’assister à des compétitions pour constater que certains sont davantage des attaquants et que d’autres présentent un style plus défensif. Que des joueurs misent davantage sur leur service ou laissent l’initiative à l’adversaire pour ensuite déjouer l’attaque. Et que des pongistes préfèrent disputer des parties en se tenant près de la table contrairement à d’autres qui s’en éloignent, etc. Chacun dévoile sa propre personnalité de joueur.

Ping-pong ou tennis de table ?

Le Club de tennis de table CHOPS, dont on voit des membres à l’œuvre à l’école Wilbrod Bhérer, compte plus d’une centaine de membres.
Photo courtoisie Fédération de tennis de table du Québec

Quelle est la différence entre le ping-pong et le tennis de table ?

Certains vous diront qu’il n’y en a pas, qu’il s’agit du même sport. D’autres soutiendront qu’au contraire, les deux expressions différencient la pratique récréative (ping-pong) de la pratique compétitive (tennis de table) du sport.