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Midibus : l'opposition exige «la vérité» de la part du RTC

Midibus : l'opposition exige «la vérité» de la part du RTC
Photo Stevens LeBlanc

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L’opposition à l’hôtel de ville de Québec veut convoquer les hauts dirigeants du RTC en plénier afin de les cuisiner pour connaître «la vérité» sur les problèmes de fiabilité des midibus belges.  

Loin d’être satisfait des réponses fournies par le président du RTC et conseiller d’Équipe Labeaume, Rémy Normand, la semaine dernière, Jean-François Gosselin est revenu à la charge lundi avec un avis de proposition pour la tenue d’un plénier. Une première demande semblable, en juillet, s’était butée à une fin de non-recevoir de l’administration Labeaume.

«Ce soir, nous allons vous donner une seconde chance (...) M. Normand continue de dire que c’est normal. Du rodage, ça s’étend sur combien d’années ? Un an, deux ans, quatre ans ?  Non mais vous nous prenez vraiment pour des ignares ? Vous prenez les citoyens pour des ignares ? La réalité, c’est que c’est un autre mauvais achat du maire et de son équipe», a balancé le chef de Québec 21 lors de la séance du conseil municipal en soirée.

La Ville aurait dû apprendre de ses erreurs, a-t-il ajouté, avec les écolobus italiens qui étaient mal adaptés aux rigueurs de l’hiver et aux nombreuses côtes de la capitale québécoise.

Rappelons que la Ville a commandé à l’origine 32 midibus hybrides à la compagnie Van Hool au coût de près de 800 000 $/unité, et elle a exercé une option pour doubler sa commande avec 32 autres véhicules. Dans les huit derniers mois, 350 signalements ont été effectués pour divers problèmes mécaniques et 89 pannes ou bris ont affecté les usagers.

«Qui a eu cette ingénieuse idée d’en acheter autant avant de les tester pour vrai sur notre territoire, dans toutes les saisons dans différentes conditions ? Mais non, on est tellement intelligents. On va en acheter 64 comme ça, on va être certains d’avoir les mains liés !», a ironisé M. Gosselin.

Une «crise» de confiance

«Il faut résorber cette crise-là, moi, j’appelle ça une crise», a renchéri le conseiller indépendant Raymond Dion, un ancien président du RTC. «Ça nécessite un plénier. Ça prend Alain Mercier, le directeur des opérations, il faut faire la lumière. La Ville de Québec a investi plusieurs dizaines de millions dans ces autobus-là. Je ne lance pas la pierre, je veux juste qu’on fasse la lumière sur la situation actuelle.»

«Ce que j’apprécierais, c’est qu’on puisse faire des comparables par rapport aux autres types de véhicules que le RTC a dans sa flotte. À l’heure actuelle, on n’est pas du tout en mesure de juger ça et quand on voit la gravité des problèmes, on a vraiment l’impression que ce n’est pas un bon produit. J’ai parlé d’un citron la semaine passée et tant qu’on ne me dit pas le contraire, pour moi, ce sont des citrons», a ajouté le conseiller de Démocratie Québec Jean Rousseau.

Sans préciser le nombre de bris affectant les autres autobus du RTC comme les hybrides ou les articulés, Rémy Normand a voulu «rectifier les faits» et a indiqué que chaque midibus avait parcouru en moyenne 5 500 kilomètres en octobre, «exactement le même nombre» que les autobus hybrides de Nova Bus. «Nous sommes satisfaits de ce nouveau véhicule», a-t-il dit à propos des midibus,

Le maire Régis Labeaume n’a pas voulu commenter le dossier.

Questions sur le tramway

Le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, a par ailleurs déposé, lundi soir, une série d’avis de proposition afin d’essayer d’en apprendre davantage sur la réfection de ponts d’étagement et de viaducs ferroviaires sur le tracé du futur tramway.

Il s’inquiète notamment des travaux qui pourraient être nécessaires sur le viaduc du chemin des Quatre Bourgeois, au-dessus de l’autoroute Duplessis, afin de supporter le poids du tram. Ce viaduc, qui appartient au MTQ, a été refait il y a cinq ans.

«Qui paiera ? Est-ce que ça sera inclus dans le 3,3 milliards $ ou non ? L’administration Labeaume ne fait pas preuve de transparence et on apprend l’information au compte-gouttes alors on va soumettre des avis de propositions pour avoir des réponses. On va les faire travailler un peu.»