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Une semaine de 50 heures

Plusieurs projets occupent l’après-carrière d’un couple

Marie Lalande et Yvon Deslauriers
Photo Pierre-Paul Poulin L’ex-enseignante Marie Lalande et l’ex-fonctionnaire Yvan Deslauriers sont des retraités hyperactifs.

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Pour Marie Lalande, 62 ans, et Yvan Deslauriers, 63 ans, la retraite ne se résume pas à se reposer et à faire des mots croisés. « Je n’ai jamais compté les heures que je passe dans mon bureau pour divers projets, mais c’est une pièce que j’occupe beaucoup », lance la dame.

Résidente d’Anjou, Marie était conseillère pédagogique et enseignante avant sa retraite en 2013. Aujourd’hui, elle retourne dans les classes... par choix. « Je prends des contrats [et] je fais de la lecture en classe. J’offre aussi aux enseignants un modèle de lecture et je prépare des activités en lien avec les livres que je propose. Ça m’occupe, c’est beaucoup de préparation », dit-elle. 

À Vues et voix, une entreprise d’économie sociale qui œuvre dans le domaine de l’audionumérique, elle participe avec son conjoint à une émission radio diffusée sur internet.  

« Je parle de trucs qui touchent les enfants et l’apprentissage, et Yvan parle de sport », explique-t-elle.

Plus de temps

Yvan, lui, a été cadre supérieur dans plusieurs ministères fédéraux. Une chose est sûre, la retraite dont il jouit depuis ses 57 ans ne l’a pas changé. 

« On n’est pas différent le jour avant et après la retraite. C’est juste qu’on a une cinquantaine d’heures de plus par semaine à consacrer aux projets dans lesquels on s’impliquait déjà. Du bénévolat et prendre divers contrats, j’en faisais avant aussi ! », dit-il. 

Yvan s’implique aussi dans les élections. « On recrute les gens qui vont travailler aux différentes tables, on les forme et on les encadre. Aux élections fédérales, [j’ai aidé] à former 800 personnes », dit-il.

Le couple occupé a tout de même le temps d’aller s’entraîner et de voyager. « [Tous les] deux ans, on va aux Îles-de-la-Madeleine, l’autre année on cible une destination dont on rêve », dit Marie.  

Ce que nos « retraités actifs » constatent, c’est que des occasions de continuer à contribuer à la société, il y en a des tonnes. « Avec l’évolution démographique, les possibilités d’engagements comme bénévole ou à contrat sont énormes, dit Yvan. Mais c’est une question d’attitude. Il faut se demander : “Qu’est-ce que j’aime faire dans la vie ?” Et le faire ! »