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Le syndicat des chauffeurs du RTC n’a «rien à dire» contre les midibus

Les récentes déclarations de Rémy Normand ont cependant été peu appréciées

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Le syndicat des chauffeurs du Réseau de transport de la Capitale (RTC) assure qu’il n’a «rien à dire» contre les 64 midibus belges qui circulent à Québec. 

«Nous, on n’attaque pas la qualité des midibus. On n’attaque pas la conception. On n’a rien à dire contre le véhicule (...) Si on compare avec l’arrivée des autobus à planchers bas en 1996, la situation est similaire. Il y avait beaucoup d’ajustements à faire (à ce moment-là)», a mentionné Hélène Fortin, présidente du syndicat, mardi au Journal

Cette dernière a cependant apporté un bémol à ses affirmations en signalant un problème «d’ergonomie» pour les chauffeurs lié au «maxi frein» (ou break à bras). 

«Il y a un risque de blessure pour les chauffeurs à cause du positionnement du maxi frein. Le chauffeur doit faire un mouvement de torsion qui est très grand», a ajouté Mme Fortin en précisant qu’une analyse de la CNESST est en cours pour cet enjeu spécifique. 

«Déclarations malheureuses» 

D’autre part, la chef syndicale a assuré qu’à peine 2% des 950 à 1000 chauffeurs du RTC ne veulent pas conduire des midibus. Dans certains cas, le refus s’expliquerait davantage par «des motifs personnels» que par la qualité des véhicules, a-t-elle fait savoir. 

Hélène Fortin a répété que les chauffeurs n’ont pas apprécié les «déclarations malheureuses» de la semaine dernière de Rémy Normand, président du RTC. Elle a insisté pour dire que ses membres ne sont pas «réfractaires aux changements» et qu’il est normal qu’ils émettent une opinion sur les défectuosités remarquées dans les midibus. 

Normand satisfait 

Informé du fait que le syndicat n’a pas de problèmes particuliers avec le midibus, M. Normand a semblé satisfait. «C’est ce que je m’évertue à dire depuis des mois. Tant mieux que ce soit le syndicat qui le dise», s’est-il exclamé. 

Le président du RTC a également assuré qu’il suivra les futures recommandations de la CNESST quant à l’enjeu du maxi frein. 

Le RTC a commandé à l’origine 32 midibus hybrides à la compagnie Van Hool au coût de près de 800 000$ l’unité. Il a ensuite exercé une option pour doubler sa commande avec 32 autres véhicules. 

Au cours des huit derniers mois, 350 signalements ont été effectués pour divers problèmes mécaniques dans les midibus. Quelque 89 pannes ou bris ont affecté les usagers.