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Volte-face de la CAQ en immigration: la rectrice de l’Université Laval soulagée

La rectrice de l'Université Laval, Sophie D'Amours
Photo Jérémy Bernier La rectrice de l'Université Laval, Sophie D'Amours

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La rectrice de l’Université Laval a salué la décision du ministre de l’Immigration, d’instaurer une clause sur les droits acquis concernant la réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).  

Plus de 4000 étudiants internationaux de l’Université Laval étaient touchés par cette réforme annoncée la semaine dernière par le gouvernement Legault.      

«Je veux saluer la décision rapide du ministre [Jolin-Barrette], d’offrir une clause “grand-père”, c’était la bonne chose à faire. Nos étudiants ont vécu une grande période de stress, on était très inquiets», a déclaré la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours.      

Besoin de talents 

Mme D’Amours invite toutefois les recteurs des autres universités à poursuivre la discussion avec le gouvernement Legault au sujet d'une modification de la liste des programmes visés par la réforme.   

«Ici, à Québec, on est une ville où tous les talents sont bienvenus, particulièrement ceux de niveau universitaire, puisqu’on a une économie très diversifiée. Je considère que, dans le monde de demain, on a besoin de toutes les disciplines.» 

Elle déplore également les difficultés auxquelles l’Université devra faire face dans le futur pour attirer des étudiants venus d’ailleurs, d'autant que les domaines ciblés par le PEQ pourraient varier d’une année à l’autre. 

Rappelons qu’avant le 1er novembre, tous les étudiants étrangers pouvaient se qualifier pour le PEQ en vue d’obtenir leur Certificat de sélection du Québec s’ils avaient effectué 1800 heures d’études dans la province.  

Dorénavant, les étudiants qui souhaitent obtenir ce certificat devront être inscrits dans l'un ou l'autre de sept programmes de doctorat, 24 programmes de maîtrise, 54 de baccalauréat, 59 d’études collégiales ou 37 d’études professionnelles, selon la Centrale des syndicats du Québec. 

Les professeurs également touchés 

Les sommités recherchées dans le monde pour enseigner dans les différentes universités seront également plus difficiles à attirer, selon la rectrice. Elle soutient qu’avec la réforme, la province aura moins d’arguments pour séduire ces grands chercheurs. 

«La mécanique change. Les professeurs n’auront plus les privilèges du Programme expérience Québec. À ce moment-là, ça devient plus compliqué, parce que [les universités québécoises] ne sont pas les seules à leur faire des offres.»  

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