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Matt Niskanen à l’aise avec Therrien

Niskanen aime travailler avec l’ancien pilote du CH en avantage numérique

Matt Niskanen connaît un bon départ à la ligne bleue pour les Flyers avec 8 points en 15 matchs et un différentiel de +4.
Photo d'archives, USA TODAY Sports Matt Niskanen connaît un bon départ à la ligne bleue pour les Flyers avec 8 points en 15 matchs et un différentiel de +4.

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PHILADELPHIE | Utilisé au sein de la deuxième vague de l’avantage numérique, Matt Niskanen besogne sur une base quotidienne avec Michel Therrien, qui prend en charge cet aspect du jeu chez les Flyers. Aux yeux du vétéran défenseur, l’apport de l’ex-pilote du Canadien fait en sorte que l’attaque massive est efficace à Philadelphie.

Avant la rencontre de jeudi, les Flyers pointaient au sixième rang dans la ligue avec un taux de réussite de 24,1 % en supériorité numérique. En comparaison, ils croulaient au 23e échelon (17,1 %) la saison dernière. En fait, il faut remonter à la saison 2014-2015 pour voir les Flyers occuper une place parmi les 10 meilleures formations dans cette facette.

Niskanen n’a pas eu l’occasion de jouer en avantage numérique sur une base régulière durant ses 12 premières saisons dans la LNH, mais cette année, il occupe le troisième rang de son équipe avec cinq points récoltés en supériorité.

Pour le joueur de 32 ans, l’impact du boulot de Therrien mérite d’être souligné.

«Michel nous pousse constamment et passe des messages clairs sur la façon dont il veut qu’on aborde l’attaque massive. Il aime qu’on soit créatifs pour réaliser des jeux quand on voit des ouvertures, mais il faut respecter sa structure», a expliqué celui qui s’est joint aux Flyers l’été dernier.

Défi sur mesure

S’il travaille plus fréquemment avec Mike Yeo, puisque ce dernier dirige les défenseurs, Niskanen remarque tout de même que rien n’est laissé au hasard par Therrien au sein de l’avantage numérique.

«Ce n’était peut-être pas son mandat principal auparavant comme entraîneur-chef, mais il est dans cette ligue depuis si longtemps qu’il sait exactement ce qu’il veut. Il souhaite notre bien, donc il nous met toujours au défi», a-t-il mentionné avant de fournir plus de détails sur le style préconisé par Therrien.

«Michel insiste sur le fait de ne pas se contenter de passer la rondelle comme si on refilait le problème à un autre joueur. Il tient à ce qu’on tente vraiment de faire un jeu sans accepter de se débarrasser simplement de la rondelle. Il nous incite à avoir confiance en nous, à protéger la rondelle et à patiner avec. C’est cette façon de nous rendre plus combatifs et déterminés que j’apprécie», a-t-il témoigné. D’ailleurs, entre Therrien, Vigneault et Yeo, Niskanen n’a pas mis de temps à constater que le trio, qui accumule 2468 matchs d’expérience dans le rôle d’entraîneur-chef, sait exactement où il s’en va.

«Il y a beaucoup d’expérience derrière ce banc, et ça paraît dans leur message. Ils sont des entraîneurs instructifs qui nous mettent toujours au défi de faire mieux. C’est une belle culture.»

Sentiment étrange

Sur le plan personnel, après quatre saisons à Pittsburgh et cinq à Washington, Niskanen admet candidement qu’il lui arrive encore de se sentir chamboulé lorsqu’il enfile l’uniforme des Flyers, ennemis jurés pendant tant d’années.

«Je travaille là-dessus!» a-t-il souri. Les gars ici sont super avec moi et je me sens le bienvenu, mais le feeling d’être ici à Philadelphie sans être dans le vestiaire des visiteurs est encore étrange, parfois.

«On a connu des matchs assez mouvementés dans le passé contre cette équipe quand j’étais avec les Penguins ou les Capitals, donc la dynamique est intéressante. Je suis probablement l’un des rares qui ont vécu la rivalité des trois côtés.»