/opinion/blogs/columnists
Navigation

Catherine Dorion et son coton ouaté

Periode des questions
Simon Clark/Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Quand Catherine Dorion s’est déguisée pour l’Halloween, j’avoue que j’ai ri.      

  

Je trouvais que la députée de Québec solidaire avait le sens de l’autodérision et que c’était un pied de nez à ceux et celles (dont moi) qui lui reprochaient son linge mou (et aussi son parler mou, mais c’est un autre sujet).        

Là-dessus, je ne partage pas l’avis de Denise Bombardier ni celui des députées qui se sont senties visées par cette blague. L’Halloween, c’est une journée de transgression, comme un carnaval, avec des costumes extravagants, un défoulement collectif durant lequel on brise les règles. Si Dorion s’était seulement habillée « en propre », il n’y aurait eu là aucune ironie, l’effet de « déguisement » aurait fait pouet pouet.      

Par contre, quand Catherine Dorion se pointe au salon bleu en coton ouaté, je débarque. L’Halloween, c’était le 31 octobre (et le 1er novembre).      

Maintenant, on retourne aux choses sérieuses et on respecte les règles de l’assemblée, on respecte la fonction, le décorum.      

Catherine Dorion n’irait pas au mariage de sa meilleure amie en coton ouaté. Pourquoi veut-elle nous faire croire que l’assemblée nationale mérite moins de respect et de « quant à soi » qu’une occasion spéciale dans sa vie privée ?      

Voici ma théorie : ce soir, Dorion est invitée à TLMEP (l’émission est enregistrée le jeudi pour être diffusée le dimanche). Or, quelle meilleure façon de jouer à la victime sur le plateau de la victimite que de se faire chicaner pour son linge , le jour même ?      

Je ne serais même pas surprise qu’elle se pointe à l’émission en coton ouaté.       

  

Dans le fond, c’est juste dommage que le groupe Bleu Jeans Bleu ait été invité à l’émission dimanche dernier. S’ils avaient été là ce soir, elle aurait pu chanter la toune Coton ouaté avec eux. Et ça, c’ est le genre de mise en scène que Catherine Dorion adore...       

p.s.: À ceux qui voient dans cette histoire un autre cas de "deux poids, deux mesures", homme/femme, vous avez tout faux: un député qui se présenterait en coton ouaté se ferait aussi dire "ouate de phoque".