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«Nature humaine»: l’être humain selon Alexandre Poulin

«Nature humaine»: l’être humain selon Alexandre Poulin
Dominick Gravel/Agence QMI

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L’auteur-compositeur-interprète Alexandre Poulin lancera jeudi son cinquième album, intitulé «Nature humaine», dans le cadre du festival Coup de cœur francophone.

«Je suis profondément inspiré par l’humain en général, lance d’emblée le musicien originaire de Sherbrooke. Sur ce disque-là, j’avais envie d’explorer cette espèce de dualité entre ce qui fait notre nature humaine profonde en tant qu’individu, mais aussi la nature humaine. Il y a des chansons pleines d’espoir et de lumière parce que c’est dans ma nature humaine, mais il y a aussi dans la nature humaine un paquet trucs vachement "dark" et inquiétants.»

Celui qui a fait sa marque avec ses chansons qui nous racontent une histoire continue bien sûr dans cette lignée.

«C’est ça qui m’allume dans la vie: conter des histoires!, avoue Alexandre Poulin. Il y a tout de même des contraintes que j’essaie encore sur ce disque-là, d’arriver à faire des chansons plus «histoire», vraiment construite comme une nouvelle littéraire, mais dans un canevas qui peut être plus compact, donc qui se rapproche peut-être plus d’une structure un peu plus pop ou radiophonique. C’est un grand défi de trouver un refrain, donc des mots qui se répètent, qui ne font pas reculer l’histoire ou qui ne la mettent pas sur pause, mais qui la font avancer quand même.»

«Ça ne m’empêche pas d’avoir de longues chansons-fleuves comme "Le plus grand des assassins" qui durent pratiquement sept minutes ou "Tourterelle triste" qui doit durer plus de six minutes sans refrain. Tu peux littéralement lire le texte comme une histoire si tu veux», ajoute-t-il.

Plusieurs chapeaux

Son plaisir de raconter, on le retrouve aussi sur scène alors qu’il monologue beaucoup entre ces chansons.

«Tu t’attends à voir un "show" de musique et, finalement, tu repars avec d’autres choses. Cette proposition-là que je fais est plutôt rare, je pense, dans l’industrie en ce moment. Je ne suis pas un conteur, je ne suis pas un monologuiste, je ne suis pas un humoriste, je suis un auteur-compositeur-interprète, mais sur scène je porte plusieurs chapeaux qui, je pense, servent avant tout les chansons et le plaisir que j’ai d’être sur scène», souligne le musicien.

L’ancien professeur de français explore dans ce nouvel opus, qui sera en magasin vendredi, la quête de l’amour, la perte d’un enfant ou encore le temps qui passe à vive allure. Pour Alexandre Poulin les inspirations sont multiples.

«C’est sûr qu’il y a des chansons dont la base, c’est moi, c’est ma vie. Je peux aussi croiser un couple sur le trottoir et je leur vole une phrase», explique l’artiste.

Violence conjugale

La chanson «Tourterelle triste», par exemple, qui aborde la violence conjugale, a été inspirée par la proximité d’un centre pour femmes battues avec son ancienne demeure.

«Comme elles n’avaient pas le droit de fumer devant l’édifice parce que c’est gouvernemental, elles traversaient la rue et venaient en face de mon garage. L’été, les fenêtres sont ouvertes alors tu entends ce qu’elles se disent, tu sors, tu les vois tous les jours. Tu finis par te rendre compte que ces femmes-là ont presque toute la même histoire. Tu jurerais que c’est le même gars avec qui elles sont sorties», raconte Alexandre Poulin.

Le lancement de «Nature humaine» aura lieu jeudi en formule 5 à 7 au Cabaret Lion d’Or.