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Proches aidants: une bataille contre la culpabilité

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TROIS-RIVIÈRES | Plus de 1,5 million de Québécois jouent le rôle de proches aidants, soit 24 % de la population. Parmi eux, Guylaine Dumoulin, une femme de la Mauricie, héberge son frère malade depuis six ans.

Avant lui, elle a hébergé sa mère vieillissante pendant 11 ans. Malgré tout, elle a eu beaucoup de mal à se considérer comme proche aidante. «Je me disais que c'était ma mère! C'est juste de la loyauté! Tu aimes ta mère, tu en prends soin», a raconté la femme, jeudi, à la caméra de TVA Nouvelles.

Avec les années, elle a appris à prendre du temps pour elle. Mais comme pour bien des gens dans sa situation, la culpabilité est toujours tout près. «C'est un rôle qu'ils prennent à cœur, souvent un peu trop», a indiqué Diane Normandin, formatrice au Regroupement des aidants naturels de la Mauricie.

«Avec les formations qu'on donne, on leur donne des outils pour prendre soin d'eux et se déculpabiliser», a ajouté Mme Normandin.

Les proches aidants ont droit à 60 jours de répit par année, soit cinq jours par mois. Mais le processus pour y avoir accès peut parfois être lourd, observe Mme Dumoulin.

«Ce n’est pas juste de prendre la personne, aller la porter et te reposer. C'est tout ce que ça demande comme organisation autour. De quémander de l'aide aussi», a-t-elle dit.