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Bloomberg 2020? Warren qui rit, Biden qui pleure

Bloomberg 2020? Warren qui rit, Biden qui pleure
AFP

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En mars dernier, Michael Bloomberg fermait la porte à une éventuelle candidature pour 2020. Il ne plongerait pas.  

L’ancien maire de New York, républicain puis indépendant, assurait cependant qu’il investirait des sommes considérables pour éviter une réélection de Donald Trump. 

Le milliardaire dont la fortune est évaluée à plus de 50 milliards par Forbes a changé d’idée. Bloomberg considère qu’aucune des candidatures actuelles n’est assez forte pour venir à bout de l’actuel président. Si Warren et Sanders sont considérés comme trop radicaux, Joe Biden connaît des moments difficiles. Non seulement il perd des appuis dans les sondages depuis quelques semaines, mais les contributions financières qu’il reçoit ne font pas le poids face à ses adversaires démocrates. 

Michael Bloomberg se présente comme un pragmatique, plus au centre et, surtout, comme l’antithèse de Donald Trump. S’il se présente chez les démocrates plutôt que comme indépendant, c’est qu’il est un peu tard pour lancer une machine dans les cinquante états. Il faut aussi éviter de diviser le vote. 

Sa fortune lui permet une candidature tardive et il pourrait même se passer de contributions financières. 

L’arrivée potentielle de ce nouveau candidat devrait sérieusement ébranler Joe Biden. Il y aurait ainsi un autre candidat plus au centre, mais avec un généreux trésor de guerre pour mousser sa campagne. 

Pète Buttigieg ne doit pas non plus entrevoir cette candidature d’un bon œil. Il vient de compléter une très bonne semaine et certains sondages le montrent parfois en seconde place. S’il a pour lui la jeunesse, l’intelligence et des prises de position qui peuvent séduire les indécis, la venue du milliardaire constitue un obstacle majeur sur sa route. 

Une seule candidate pourrait considérer la venue de Bloomberg comme un événement positif. La progression d’Elizabeth Warren stagne depuis la semaine dernière et les sondages dans les États pivots doivent l’inquiéter puisqu’ils indiquent que Trump la devancerait. La candidature de Michael Bloomberg, représentant d’un monde et d’intérêts qu’elle promet de «domestiquer» par ses réformes, pourrait lui donner un regain d’énergie et lui permettre de repartir à l’attaque. 

Il y avait déjà beaucoup de candidatures chez les démocrates, trop même, mais si l'on doit en accepter de nouvelles, celle de Bloomberg est intéressante. Elle confirme les faiblesses des candidatures actuelles, mais elle offre un véritable potentiel de changer la donne. Outre la richesse, il a la notoriété et le côté rassurant d’une position centriste. 

Dernier petit commentaire. Ce matin, j’écrivais sur l’âge moyen des Trump, Warren, Sanders et Biden. À ce chapitre, ce n’est pas Bloomberg qui incarnera le renouveau ou entraînera la moyenne d’âge vers le bas. Il est âgé de 77 ans.