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L’heure des blessures secrètes

Les joueurs et les entraîneurs des Alouettes ne sont pas très bavards sur les petits bobos au sein de leur équipe

Alouettes 24 oct
Phtoo Chantal Poirier Khari Jones.

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Le temps des éliminatoires est bel et bien arrivé. Tout comme la saison des blessures camouflées par les joueurs et les entraîneurs des Alouettes.

Depuis trois semaines environ, l’entraîneur-chef Khari Jones évite les questions au sujet de la disponibilité de certains joueurs pour le match suivant. Et il le fait de façon très habile.

Les journalistes reçoivent souvent des réponses comme « peut-être ou peut-être pas ». C’est de bonne guerre. Jones sait très bien que l’information circule rapidement sur les réseaux sociaux en 2019.

Pas question de donner des indices à ses adversaires sur sa possible formation. Par contre, si ses joueurs s’entraînent avec intensité et qu’ils ont de bonnes chances d’être partants, il ne tente pas de faire croire le contraire aux journalistes.

C’est l’une des raisons pour lesquelles il est respecté par les médias montréalais depuis son entrée en poste.

Parmi les dossiers des blessés, il y a eu celui de Martin Bédard. Ennuyé par une blessure au bas du corps, le Québécois a raté le dernier match à Ottawa. Rencontré par Le Journal dans les derniers jours, il a bien vendu sa cause.

« Quelle blessure ? Je ne suis pas blessé. Tout est beau ! » a répliqué le spécialiste des longues remises avec un large sourire.

L’importance des unités spéciales

Le vétéran de 35 ans vivra son premier duel éliminatoire depuis 2014. Il est bien conscient que la performance des unités spéciales des Alouettes sera cruciale dans le résultat contre Edmonton.

« Peu importe la température, les unités spéciales ont toujours un gros impact lors des matchs, a souligné Bédard. Ça détermine notamment le positionnement sur le terrain. On les attend de pied ferme. »

Dans ce département, les Alouettes sont en bonne posture. Parmi les points positifs, il y a le rendement du botteur Boris Bede. Cette saison, l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval a retrouvé les repères de sa première année dans la LCF, en 2015. Sa confiance est à son plus haut niveau.

« Ça a fait du bien à Boris de débloquer, mais aussi à tout le monde », a précisé Bédard.

Cette saison, Bede a réussi 31 de ses 35 tentatives de placement. Pour ce qui est de ses dégagements, il a maintenu une moyenne de 44,6 verges par botté.