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Pénalités à répétition : un message à saisir pour Tomas Tatar

Pénalités à répétition : un message à saisir pour Tomas Tatar
Photo d’archives, Martin Chevalier

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Il n’y a rien de plus irritant pour un entraîneur qu’un joueur qui met ses coéquipiers dans le pétrin en raison de punitions. Surtout lorsqu’il s’agit d’infractions commises en territoire offensif ou de fautes de paresse. 

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Qui ne se souvient pas de la fameuse sortie de Michel Therrien, un soir de février 2013 à Buffalo, exaspéré par les frasques de Ryan White à qui il avait indiqué le chemin de la passerelle lors des trois rencontres précédentes ? 

« Ça fait trois fois que ça arrive. La première fois, j’ai discuté avec lui. La deuxième fois, on a envoyé un message. La troisième fois, yé mieux de comprendre », avait-il laissé tomber sur un ton rappelant celui de Séraphin Poudrier, version Jean-Pierre Masson. 

Contrairement à White, Tomas Tatar n’a pas directement coûté de match à son équipe. Cependant, ses visites au banc des punitions viennent souvent briser le rythme du Canadien. 

Le Slovaque, qui n’avait jamais passé plus de 34 minutes au cachot au cours d’une même saison, y a déjà séjourné pendant 20 minutes. 

Au nombre de ses 10 punitions mineures, la moitié l’ont été pour des infractions commises avec le bâton. Des punitions pour avoir accroché, donné un coup de bâton, fait trébucher. 

Déjà deux prises 

Tatar est chanceux que sa contribution à l’équipe soit plus importante que l’était celle de White. Car on peut apercevoir chez Claude Julien les mêmes étapes d’irritation que celles de Therrien à l’époque. 

« On a de meilleurs bâtons, on les garde sur la glace. Celui qui domine de ce côté-là, on le sait, c’est Tatar, et son bâton n’est pas toujours par terre, il est parfois près des gants », avait soulevé Julien dans les heures précédant le match à Dallas, samedi dernier, en réponse à une question aucunement dirigée vers Tatar et ses écarts de conduite. 

Jeudi à Philadelphie, c’est même près du visage de Philippe Myers que l’outil de travail de Tatar s’est retrouvé, forçant les officiels à l’envoyer en isolement pour la deuxième fois du match. 

Après la rencontre, l’entraîneur est revenu sur la surprenante indiscipline de l’attaquant de 28 ans. 

« Ce sont des choses qu’on lui a déjà mentionnées. Il faut qu’il arrête », a-t-il martelé. 

Bref, Tatar est déjà rendu à deux prises, ce qui lui a valu de demeurer pratiquement toute la troisième période de la rencontre de jeudi assis au bout du banc pendant que Nick Cousins prenait sa place dans la première unité. 

Mais parce qu’il est un rouage important à l’attaque de l’équipe, Tatar ne passera pas quatre matchs dans les gradins, conséquence qu’avait subie White. Julien a même précisé qu’il serait probablement de retour au sein de son unité régulière, samedi soir, lors de la visite des Kings. 

Toutefois, Tatar doit retrouver l’éthique de travail qui lui a permis d’atteindre des sommets l’hiver dernier avec ses 25 buts et 58 points. C’est sur la patinoire que le Canadien a besoin de lui. 

Retour de Kotkaniemi ? 

Dans un autre ordre d’idées, on saura ce matin si Jesperi Kotkaniemi est prêt à effectuer un retour au jeu. Blessé à l’aine, il a raté les quatre dernières rencontres. Son retrait de la liste des blessés portera à 24 le nombre de joueurs au sein de la formation du Canadien. C’est un de trop. 

Logiquement, c’est Ryan Poehling qui devrait écoper. Il n’a rien démontré d’extraordinaire dans les deux matchs qu’il a disputés. Pour l’instant, il serait plus avantageux pour lui de poursuivre son apprentissage et de jouer régulièrement dans la Ligue américaine. 

À moins que Marc Bergevin ne préfère soumettre le nom de Christian Folin au ballottage. Le défenseur suédois a été laissé de côté lors des huit derniers matchs. Depuis le 15 octobre, il n’a pris part qu’à une seule des 10 joutes du Canadien. 

Cette option apparaît toutefois moins probable. Le directeur général ne cesse d’insister sur l’importance d’une bonne profondeur à la ligne bleue. Et jusqu’ici, le Tricolore a été chanceux puisqu’aucun de ses arrières n’est encore tombé au combat.