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Alouettes: «On a une équipe invincible», lance André Bolduc

Alouettes: «On a une équipe invincible», lance André Bolduc
Marc Desrosiers / Agence QMI

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André Bolduc passera par toute la gamme des émotions dans les prochains jours.

Samedi, son fils Thomas devait piloter l’attaque du Rouge et Or de l’Université Laval en finale de la Coupe Dunsmore. Le lendemain, il occupera ses fonctions d’entraîneur des demis offensifs des Alouettes de Montréal en demi-finale de la section Est de la Ligue canadienne.

Si tout se passe bien, Bolduc devrait trouver le temps de voir sa progéniture à l’œuvre contre les Carabins de l’Université de Montréal.

«En fin de semaine, ça va être difficile parce que je veux aller voir mon fils. On s’entraîne demain [samedi] et on espère terminer à midi. Ça me donnerait le temps d’aller à Québec», a-t-il expliqué en entrevue à l’émission «Dave Morissette en direct» de la chaîne TVA Sports, vendredi.

Thomas Bolduc a causé une surprise dans le RSEQ cette saison en s’appropriant le poste de quart-arrière partant du Rouge et Or à sa première année.

«Il joue au football depuis qu’il a 4 ans. Il a toujours été quart-arrière, a raconté le paternel. Depuis qu’il est tout petit, il lance des ballons. C’est un gars qui est brillant, il voit bien le jeu. On est très fiers de lui.»

Sentiment d'invincibilité

André Bolduc l’avoue sans détour : les Moineaux pensent à la coupe Grey et débordent de confiance.

«On en parle, a-t-il affirmé. On ne fait pas semblant de ne pas vouloir y aller. On a une équipe invincible. On sent qu’on est invincibles à l’intérieur. Quand tu sais que tu vas trouver le moyen de gagner au quatrième quart, il n’y a rien qui peut t’arrêter.»

Bref, les Alouettes ne visent pas une simple victoire contre les Eskimos d’Edmonton, dimanche.

«On ne veut pas juste une victoire, on veut un "statement". On veut faire notre marque en éliminatoires. On a eu l'une des plus belles semaines d’entraînement que j’ai vue en cinq ans», a confié Bolduc.

Une famille

Malgré toutes les distractions avec lesquelles les joueurs ont dû composer, il fait bon vivre dans le nid des Alouettes cette saison.

En fait, toutes les péripéties entourant l’équipe ont ironiquement soudé les joueurs.

«On a perdu notre entraîneur-chef au camp, on a perdu notre directeur général un mois après. On n’a pas de propriétaire. À un certain moment, tu te dis : "On va faire ça pour qui? Pour nous!" Les joueurs ont décidé de jouer pour eux, pour leur famille dans le vestiaire. Le personnel d’entraîneurs a embarqué là-dedans. On est devenus une famille très unie, on a beaucoup de plaisir. Vernon Adams est un bon père de famille.»

Ce même Vernon Adams, rappelle Bolduc, a fait beaucoup de chemin avant de s’établir comme quart-arrière partant de l’équipe.

«J’ai connu Vernon en 2014, a-t-il raconté. Le petit Vernon qui allait souvent au centre-ville de Montréal. Il sortait du collège et il pensait qu’il avait vraiment tout vu sur le plan du football. Ça avait été très difficile pour lui. On l’avait même fait jouer au poste de receveur.»

«Il a appris beaucoup. C’est un gars qui a beaucoup plus de maturité maintenant. Je pense qu’il vit bien avec le succès aussi. Au lieu de s’asseoir sur ses lauriers, il travaille très fort. Il est affamé, il en veut plus.»