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Des DG trop aimables

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Photo d'archives, AFP Le DG des Oilers, Ken Holland (à droite) s’est montré trop patient avec ses vétérans lorsqu’il occupait le même poste chez les Wings.

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Depuis le début de la saison, les équipes qui en arrachent le plus sont celles ayant connu du succès dans les années précédentes. Comment expliquer ce revirement majeur ? C’est en raison des directeurs généraux qui sont tombés en amour avec leurs joueurs!

Les exemples sont frappants. À Chicago, les vétérans comme Jonathan Toews, Patrick Kane, Ducan Keith et Brent Seabrook ont amené les Blackhawks vers les grands honneurs. On leur a donné une fortune pour les garder. Or, quand ils avaient plus de valeur, on aurait pu en échanger quelques-uns pour aider dans la reconstruction.

Ce phénomène semble monnaie courante dans la LNH.

Detroit, San Jose et Los Angeles

À Detroit, la situation est épouvantable. Je ne sais pas combien de temps Steve Yzerman prendra pour renverser ça. À tous les niveaux, du gardien aux défenseurs, jusqu’aux attaquants, c’est difficile.

Ken Holland a étiré l’élastique avec des vétérans comme Pavel Datsyuk et Henrik Zetterberg. Aujourd’hui, il est avec les Olilers et il a laissé un club en démolition. Un bon DG doit avoir une vision dans l’immédiat, à court terme et à long terme. Pauvre Anthony Mantha, qui se défonce à chaque match.

Même situation à San Jose où Doug Wilson a supplié Joe Thornton de revenir avant de ramener Patrick Marleau. C’est bien beau de leur remettre des bâtons en or et en argent pour leur plateau respectif, mais il a laissé partir Joe Pavelski pour ramener les deux autres. Les DG sont tellement de bons vendeurs envers leur propriétaire qu’on accepte tout de leur part!

Jusqu’à un certain point, c’est correct que les directeurs-gérants tombent en amour avec leur joueur. Mais il faut aussi penser à l’équipe. Ce n’est guère plus rose à Los Angeles. Les Kings seront les visiteurs ce soir au Centre Bell. Oui, ils ont remporté deux coupes Stanley, mais on n’a pas été prévoyant pour la suite. Ces clubs ne sont pas passés à l’étape suivante. Et les joueurs qui restent deviennent frustrés.

Si l’on prend l’exemple du Canadien durant ses grosses années, il comptait notamment sur le Big Three, soit Robinson, Savard et Lapointe. Ils étaient parmi les meilleurs défenseurs de la LNH. Les trois ont quand même été échangés parce qu’il fallait passer à autre chose.

Maurice Filion a effectué la même chose avec les Nordiques avant qu’il soit trop tard en échangeant Peter Statsny et Michel Goulet quand il a vu que l’équipe commençait à régresser.

Mauvaise performance

Claude Julien l’a dit après le match à Philadelphie, c’est décevant de voir que le Canadien a perdu contre une équipe contre laquelle il va lutter pour participer aux séries. Dans les circonstances, le club a récolté un gros point parce que Carey Price a été laissé à lui-même. Il était déçu de la conclusion, mais il n’a rien à se reprocher.

Je n’en reviens pas que Tatar et Lehkonen aient été les joueurs le plus punis du Canadien. Il faut parler d’indiscipline parce que ce sont des pénalités pour avoir accroché, fait de l’obstruction, etc. Tatar n’a joué que 10 minutes et il est clair que Claude Julien en avait assez. Ça va peut-être lui donner une leçon. Il a une meilleure saison que l’an passé et on veut que ça continue dans son cas.

Le mois de novembre est important pour le Canadien qui affrontera huit équipes exclues des séries dans ses 11 prochains matchs. C’est presque le mois le plus important. Ça commence par Los Angeles ce soir suivi de Columbus mardi. Tu ne peux pas échapper ces matchs, surtout à domicile. Après quoi le calendrier de décembre sera plus difficile.

- Propos recueillis par Roby St-Gelais

Les échos de Bergie

Kane : pas surprenant

C’est malheureux ce qui arrive à Evander Kane des Sharks de San Jose poursuivi par un casino de Las Vegas. Il fallait s’attendre à cela. Les joueurs de hockey sont riches et certains sont plus audacieux que d’autres. Ça ne me surprend pas, même si on les avise de faire attention et qu’on essaie de les rendre responsables.

Ils gagnent beaucoup d’argent. Dans le cas de Kane, on parle d’environ 47 millions $ jusqu’ici en carrière. L’entourage des joueurs n’est pas parfait, mais c’est à eux de faire attention.

Chara applaudi, vraiment?

J’ai grandement été étonné mardi lors de la visite des Bruins de voir qu’on soulignait les 1500 matchs de Zdeno Chara en carrière. Il a même eu droit à une ovation de la foule. Je suis d’une autre époque, mais est-ce qu’on va commencer à applaudir tous les joueurs adverses qui atteignent ce genre de plateau ? Je comprends qu’on veut être accueillants, mais il y a quelques années à peine, ce même Chara était l’homme que l’on haïssait le plus.

Selon moi, on exagère avec notre humanisme quand il s’agit d’un monde de compétition extraordinaire.

L’amitié derrière le banc

C’était le fun de voir, jeudi soir, Alain Vigneault et Michel Therrien derrière le banc de la même équipe. J’aime ça quand des Québécois s’illustrent et travaillent ensemble. Je félicite Alain d’avoir embauché Michel. C’est important non seulement d’avoir un adjoint, mais aussi un chum. Tu passes plus de temps avec ton adjoint qu’avec ta femme en cours de saison!

L’une des recommandations d’Alain a été respectée par le directeur général Chuck Fletcher. C’est un environnement stressant, alors quand le match finit, c’est le fun de pouvoir te vider le cœur avec quelqu’un qui te comprend.

Je les connais assez bien les deux pour savoir qu’ils ont un fun noir à travailler ensemble. À Montréal, quand Claude Julien est arrivé en poste, il n’avait pas choisi ses assistants. Il a pris ceux qui étaient déjà en poste. Et je ne pense pas que l’un de ces adjoints présentement soit l’un de ses « buddies».