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Des occasions ratées

L’offensive et la défensive du Rouge et Or n’ont pas connu un grand match samedi

Thomas Bolduc a complété 34 de ses 50 passes, mais le plus long jeu fut de 29 verges à Mathieu Robitaille. Les Carabins lui ont laissé peu d’opportunités dans les zones profondes.
Photo didier debusschère Thomas Bolduc a complété 34 de ses 50 passes, mais le plus long jeu fut de 29 verges à Mathieu Robitaille. Les Carabins lui ont laissé peu d’opportunités dans les zones profondes.

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Si la défensive a éprouvé des ennuis en début de match, il en va de même pour l’offensive du Rouge et Or.

À ses deux premières séries, le Rouge et Or a récupéré le ballon en excellente position, mais s’est retrouvé les mains vides. La deuxième séquence s’est notamment amorcée dans le territoire des Carabins à leur ligne de 49.

« Quand tu obtiens deux bonnes positions de terrain en partant, tu veux sortir avec des points, ce que nous n’avons pas été capables de faire, a mentionné le coordonnateur offensif Justin Éthier. Ce n’est pas idéal comme départ, et Montréal a répliqué avec une bonne poussée offensive. »

« En retard même sans paniquer, tu dois ouvrir le jeu au football canadien, de poursuivre Éthier. Ce n’était pas le scénario idéal. Montréal a joué beaucoup de couvertures de zone et leur vitesse d’exécution était supérieure à la nôtre. Montréal a mieux joué que nous et méritait la victoire. Le crédit leur revient. »

Auteur de sept réceptions pour 73 verges, Marc-Antoine Pivin déplorait le manque d’exécution. « L’exécution n’était pas là en partant et nous n’avons pas réussi à soutenir des séries, a souligné l’ailier espacé de 4e année. En retard, il a fallu forcer des jeux un peu trop. En deuxième demie, on n’a pas terminé nos poussées. »

Du caractère

En raison du retard de 14-3 tôt au 2e quart, le Rouge et Or s’est davantage tourné vers le jeu aérien. Thomas Bolduc a complété 34 de ses 50 passes pour 331 verges, mais l’attaque terrestre a été limitée à seulement 63 verges. « Comme tout bon jeune quart-arrière, Thomas a commis des erreurs de recrue en première demie, mais on ne l’a pas aidé beaucoup. Montréal mettait de la pression à trois avec succès. Il a obtenu plus de temps en deuxième et on a mieux bougé le ballon. Il était nerveux en partant, mais il a bien fait en 2e demie. »

Glen Constantin abondait dans le même sens. « Thomas a montré de belles choses et du caractère, a souligné l’entraîneur-chef. Il a un bel avenir à Laval. En 2014 à sa première Coupe Dunsmore, Hugo [Richard] avait aussi vécu des moments plus difficiles. Il a grandi et il est devenu un grand quart-arrière. J’espère que le scénario va se répéter. »

Bolduc n’a pas été en mesure d’exploiter les longues passes en raison de la stratégie des Carabins, ce qui est sa marque de commerce. « Ils ne nous donnaient pas les zones profondes et il devient difficile de traverser le terrain avec seulement de courtes passes, a-t-il raconté. On retrouvait parfois neuf joueurs en couverture. On a perdu des batailles et moi je suis sorti de mon processus à quelques reprises. Tout le monde sait que Montréal mise sur une bonne défensive et je leur donne crédit. Ils ont apporté de petites modifications qui ont fait la différence et ils ont bien exécuté. »

Bolduc estime qu’il peut apprendre de cette première saison. « J’ai appris une leçon, aujourd’hui [samedi] et ça va me motiver à travailler encore plus fort. En début de saison, je n’aurais pas cru débuter la Coupe Dunsmore et j’ai saisi l’opportunité qui s’est présentée. Il y a de belles années devant moi. »

Dernier match de thomassin

À son dernier match dans l’uniforme du Rouge et Or, Samuel Thomassin a rapidement résumé le match. « On n’a pas joué notre meilleur match, et les Carabins ont été super bons, a souligné le garde étoile. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Il y a peut-être plusieurs raisons pour expliquer ça, mais je n’arrive pas à identifier une raison pour le moment. »

Des erreurs qui coûtent cher

La mobilité et la puissance du bras de Frédéric Paquette-Perrault ont causé des ennuis à la défensive du Rouge et Or, principalement en première demie.

« Les Carabins l’ont utilisé à sa juste valeur, a résumé le coordonnateur défensif du Rouge et Or, Marc Fortier. C’est un quart-arrière qui possède le bras pour lancer partout sur le terrain et il est capable de gagner des verges avec ses jambes. Leurs gros joueurs ont réussi des jeux importants. Le crédit leur revient. »

« Dans nos couvertures, il y a eu des erreurs de communication, notamment sur le touché au premier quart de Kevin Kaya, ajoute Fortier. C’est un jeu d’erreurs et ils ont capitalisé. On s’est ressaisi en deuxième demie. Contre un quart-arrière mobile comme ça, on ne peut pas mettre énormément de pression parce que ça va ouvrir des brèches. »

Dans la victoire de 16-3 face aux Bleus le 20 octobre au PEPS, le Rouge et Or avait réussi sept sacs comparativement à aucun à la Coupe Dunsmore.

Paquette-Perrault a-t-il surpris le Rouge et Or en misant autant sur le jeu aérien en première demie ? Il a complété 14 de ses 18 passes pour 164 verges dans les 30 premières minutes en plus de gagner 36 verges en sept courses.

« Nous étions bien préparés et nous n’avons pas été surpris même si nous n’avons pas connu le départ souhaité, a assuré le secondeur Kean Harelimana. On a voulu trop en faire. Dans un grand match, tu veux effectuer des gros jeux qui vont faire la différence. Nos yeux étaient au mauvais endroit, ce qui libérait des receveurs. Montréal a une bonne équipe, de bons athlètes, et a mieux exécuté que nous. Je suis fier que les gars se soient battus jusqu’au bout et n’aient jamais abandonné. »

Unités spéciales

David Côté n’a pas connu son meilleur match et il était le premier à le reconnaître après le match, lui qui effectuait tous les bottés puisque le vétéran Dominic Lévesque a été laissé de côté. Il a conservé une moyenne de 30,3 verges en dix dégagements comparativement à 38,5 verges pour Alan Penverne en plus de voir un botté bloqué.

« Le positionnement de terrain est un aspect important et leur botteur de dégagement a fait une meilleure job que moi, a-t-il résumé. Je n’étais pas nerveux et il y a certains bottés que j’aimerais ravoir. Ça ne change pas grand-chose quand tu es seul, mais tu dois rapidement passer à autre chose parce que tu es plus sollicité. »

 

 

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