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La crise climatique, une priorité pour Gaudreault

<b>Sylvain Gaudreault</b><br />
Député du PQ
Photo Simon Clark Sylvain Gaudreault
Député du PQ

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Candidat pressenti, Sylvain Gaudreault affirme que l’engagement des militants péquistes envers la crise climatique sera déterminant dans sa réflexion pour se porter candidat à la chefferie de la formation souverainiste.

Le député de Jonquière sera au congrès de refondation du Parti québécois, en fin de semaine à Trois-Rivières, afin de « prendre le pouls et de voir la direction que vont prendre les militants à travers les votes sur un certain nombre d’enjeux ».

Parmi ceux-ci, « l’enjeu du climat est fondamental », affirme Sylvain Gaudreault, qui souhaite en faire une « priorité » au sein du PQ. « Je suis, de ce Parlement, certainement un des députés qui est le plus résolument convaincu de la lutte contre la crise climatique, et il faut amener le parti là-dessus », a-t-il expliqué dans les corridors de l’Assemblée nationale hier.

Quant à la question de l’indépendance, M. Gaudreault refuse de se prononcer sur la mécanique référendaire qu’il privilégie. « Je suis un indépendantiste pressé », se contente-t-il de dire.

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Course larvée

Les corridors du congrès de refondation du PQ seront le théâtre d’une course larvée entre potentiels aspirants à la chefferie. Outre Sylvain Gaudreault, Paul St-Pierre Plamondon et Frédéric Bastien iront sonder leurs appuis auprès des militants péquistes.

Candidat défait à la succession de Pierre Karl Péladeau, Paul St-Pierre Plamondon misera sur l’idée de « réhabiliter l’idée d’indépendance », selon nos informations.

De son côté, l’historien Frédéric Bastien confiait à notre Bureau parlementaire en août dernier qu’il tablerait, s’il se lance, sur un « nationalisme décomplexé » axé sur une réduction importante du nombre d’immigrants et la relance de négociations constitutionnelles avec Ottawa.

Débats en vue

Le congrès de refondation sera l’occasion pour les militants d’adopter la « Proposition principale » du parti, qui vise à recentrer son action politique autour de la défense de la langue française, de l’environnement et de l’accession à l’indépendance du Québec.

Toutefois, des exécutifs locaux proposeront des modifications importantes. Les représentants de la Mauricie et du Suroît souhaitent interdire aux sympathisants non membres d’élire le prochain chef.

Pour sa part, l’exécutif de Ville-Marie proposera d’inclure « lors de chaque scrutin une voie d’accession à l’indépendance dans un premier mandat ».

La Proposition principale prévoit aussi quelques nouveautés pour alléger le fonctionnement du parti et ouvrir ses structures à la société civile. Ainsi, le PQ souhaite créer une « agora » à laquelle participeront des organismes non affiliés au PQ et des représentants du parti. Ce nouveau forum se réunira une fois par année « sous forme de colloques, pendant lesquels différents sujets peuvent être abordés ».