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Patrick Bruel acclamé

Le chanteur français de passage au Centre Vidéotron

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Ce n’est pas la tourmente dans laquelle Patrick Bruel est plongé qui a empêché quelque 11 213 spectateurs de l’acclamer à tout rompre, samedi soir, entassés dans un Centre Vidéotron qui a été le théâtre d’un concert glorieux de plus de deux heures. 

Quand les projecteurs se sont allumés, hier soir, les fans n’ont pas perdu de temps à lui témoigner leur amour inébranlable qui perdure depuis plus de 30 ans déjà, le couvrant d'ovations et de «On t’aime Patrick», criés dans les moments d’accalmie. 

«C’est pour des rendez-vous comme celui-là qu’on fait ce métier, a-t-il lancé en fin de concert, ému, après une folle version de Casser la voix

«On attendait énormément de ce séjour au Québec, et honnêtement, c’est bien, bien au-delà des espérances», a-t-il ajouté. 

Avec cette tournée Ce soir on sort..., pour laquelle il s’est déjà écoulé près d’un million de billets, Patrick Bruel offre ce qui est assurément l'un des grands concerts de sa carrière. Avec pas moins de 30 titres interprétés, un parfait équilibre entre le renouveau et les succès d’antan, Bruel est au centre d’une mise en scène élaborée où rien n’a été laissé au hasard. 

Visuellement, les effets d’éclairages et des écrans géants qui s’imbriquent dans l’impressionnant dispositif scénique sont à la hauteur des grandes tournées internationales. Chaque pièce offre un esthétisme différent. 

Rythmes urbains 

Question de s’assurer d’une ambiance festive, le chanteur a balancé en ouverture deux gros morceaux des débuts, Comment ça va pour vous et Alors regarde, revisitées par des rythmes urbains. Déjà, ça chantait dans les rangs et le chanteur, débordant d’énergie, s’est fait le chef d’orchestre de ce chœur enthousiaste qui avait les paroles au bout des lèvres. 

Le public a peut-être ensuite loupé quelques paroles de la nouvelle Tout recommencer, mais il a repris du souffle sur Qui a le droit, livrée en acoustique devant une marée de cellulaire commandée par Bruel. La longue ovation qui a suivi, comme toutes les autres, a de nouveau ému le chanteur. 

«Du fond du cœur, merci d’être là», a-t-il laissé échapper avant un segment au piano qui nous a donné J'te l'dis quand même et J’ai croisé ton fils

Dans un équilibre parfait, le chanteur a alterné entre ces moments spectaculaires procurés par ses plus grands succès, musicalement modernisés, et des instants plus intenses émotionnellement, grâce à son dernier album de textes engagés qui lui permettent de déployer sur scène son immense talent d’interprète.  

Finale délirante 

Pas moins d’une dizaine de pièces de ce dixième album ont trouvé leur place dans cette nouvelle tournée, dont les solennelles Héros et L’amour est un fantôme, dont l'interprétation sentie a encore été récompensée par une foule qui a bondi de son siège.  

Patrick Bruel réservait une fin de concert déchaînée. Après avoir tout donné sur Café des délices et Stand up, Bruel est allé en prolongation avec un Casser la voix délirant, dans un numéro jouissif qui s’est éternisé au bonheur de la foule. Après Avec le temps, empruntée à Léo Ferré, Bruel a tiré sa révérence en chantant À tout à l’heure, qui sonnait comme une promesse de revenir. 

Même si médiatiquement parlant Bruel vit un tourbillon, dans ses salles, il n’y a pas l’ombre d’une tourmente qui plane.