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Rouge et Or: des finissants qui quittent le cœur gros

Plusieurs joueurs n’auront pas la chance de disputer une dernière Coupe Vanier

Émile Chênevert réconforte Louis-Philippe St-Amant (6) qui disputait son dernier match en carrière sous l’œil de Félix Petit (24). Petit pourrait prendre la relève de St-Amant l’an prochain à la position de maraudeur.
Photo Didier Debusschère Émile Chênevert réconforte Louis-Philippe St-Amant (6) qui disputait son dernier match en carrière sous l’œil de Félix Petit (24). Petit pourrait prendre la relève de St-Amant l’an prochain à la position de maraudeur.

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Une élimination plus rapide que prévu ou une défaite à la Coupe Vanier est toujours décevante, mais la situation est encore plus déchirante pour les finissants.

Dans la défaite de 25-10 à la Coupe Dunsmore, samedi au PEPS, face aux Carabins de l’Université de Montréal, le Rouge et Or de l’Université Laval comptait trois finissants parmi les sept joueurs de ligne offensive en uniforme. Les partants Kétel Assé et Samuel Thomassin ainsi que le réserviste Pierre-Karl Lanctôt ont disputé leur dernier match dans l’uniforme du Rouge et Or.

Très déçu de la tournure des événements après le match, Assé avait pris un peu de recul, dimanche. «Ce n’était pas le dénouement souhaité, mais on ne peut pas toujours gagner, a raconté le bloqueur étoile. Montréal a disputé un très bon match et méritait de gagner. Comme un ami me disait, Dieu a un plan pour tout le monde.»

«Quand j’ai choisi Laval, j’ai opté pour un programme gagnant et j’ai participé à la Coupe Vanier à trois reprises, gagnant le titre national à deux occasions, de poursuivre le gaillard de 6 pi 7 po et 300 livres. J’ai été partant trois ans sur quatre et j’ai vu de l’action à la Coupe Vanier en 2016 même si je n’étais pas partant. Dans notre cohorte de 2016, on visait une quatrième participation consécutive à la Coupe Vanier, mais les choses ne se sont pas passées comme souhaité.»

Au-delà des résultats sur le terrain, le produit des Nomades de Montmorency retient deux aspects déterminants de son passage avec le Rouge et Or. «Le Kétel qui est entré à Laval et le Kétel qui va en sortir sont deux personnes complètement différentes, a-t-il confié. Je suis une meilleure personne que j’étais et je suis dans la bonne direction pour obtenir mon baccalauréat en intervention sportive. J’ai maintenant un plan de match et je suis plus à mon affaire. À mon arrivée, j’y allais au jour le jour. Je travaille aussi mieux en équipe.»

Son partenaire Thomassin quittait le cœur gros. «Le Rouge et Or, c’était ma deuxième famille, a exprimé le garde dont les droits appartiennent aux Alouettes de Montréal. J’ai passé cinq années extraordinaires à Laval et c’est difficile de terminer de cette façon.»

Court congé

Comme Thomassin l’an dernier, Assé vivra le processus menant aux rangs professionnels. «Je vais prendre deux à trois jours de congé et je serai de retour au gymnase, a-t-il indiqué. Parce que je vais jouer au football en janvier, je ne veux pas perdre le rythme. J’étais déçu de ne pas être le candidat du RSEQ en prévision du East-West Shrine Game, mais il n’y a pas un seul chemin qui mène à Rome. Je veux simplement obtenir une opportunité au Sud pour montrer ce que je peux faire. Quant au East-West, Marc-Antoine (Dequoy) mérite sa sélection et c’est normal que la place lui revienne.»

Joueur défensif par excellence du RSEQ en 2018, le demi défensif des Carabins a été choisi le joueur par excellence de la Coupe Dunsmore.

Retour improbable pour Adam Auclair

Même s’il lui reste une année d’admissibilité, il serait très surprenant de revoir Adam Auclair dans l’uniforme du Rouge et Or.

Au 8e rang du premier classement des 20 plus beaux espoirs en prévision du prochain repêchage de la LCF, le secondeur hybride souhaite faire le saut chez les pros dès 2020. «Comme Samuel [Thomassin] cette année, je pourrais revenir pour ma 5e année si l’équipe qui va me repêcher le juge préférable, mais je vais aller chez les rangs professionnels si j’en ai la chance, a raconté Auclair. Je vais prendre deux à trois semaines de repos et je vais débuter ma préparation pour les camps d’évaluation.»

Évidemment déçu d’avoir possiblement terminé son parcours sur une défaite, Auclair a adoré son expérience universitaire. «J’ai été choyé de vivre ces bons moments, comme nos trois titres de la Coupe Dunsmore et nos deux Coupes Vanier. À ma première saison, je ne pensais pas jouer, et Marc [Fortier] m’a pris sous son aile en m’utilisant à une position [demi défensif] où je pourrais connaître du succès. Le plan était de me retrouver comme secondeur hybride, mais Marc savait que j’aurais besoin d’une année d’adaptation.»

Sa première saison en 2016 a été particulière à plusieurs égards. Recrue par excellence du RSEQ, il a aussi eu l’opportunité d’évoluer en compagnie de son grand frère Antony. «Ce fut une année spéciale. Ça s’est passé très vite parce que tout était nouveau pour moi, et je n’en ai pas profité autant que j’aurais voulu de jouer avec mon frère. J’en aurais profité davantage si on avait joué une saison de plus.»

Résilience

Ennuyé par les blessures tout au long de sa carrière, le maraudeur Louis-Philippe St-Amant a confondu l’équipe médicale. «Après m’être déchiré le ligament croisé antérieur à la Coupe Dunsmore l’an dernier, le médecin a été surpris que je décide de continuer compte tenu de mon historique de blessures, a-t-il raconté. Je ne regrette rien. L’amour du football et le plaisir d’être avec les gars m’ont convaincu de continuer. J’ai vécu une expérience incroyable malgré les blessures, et ça va me rester pour la suite.»

«Quand tu arrives, tu es jeune, et tu es rendu un homme quand tu quittes, de poursuivre St-Amant. Tu le réalises seulement vers la fin de ton parcours que tu es devenu un homme.»

Parmi les autres finissants, on retrouve Dominic Lévesque, Christian Dallaire, Nicolas Viens, Samuel Chénard, Frédéric Gagnon, Carl Achy et Antoine Bernier.