/opinion/columnists
Navigation

CAQ et immigration

Coup d'oeil sur cet article

Une chose sur laquelle les militants antiracistes et les racistes assumés s’entendent, c’est que la CAQ n’aime pas les immigrants.

Or, François Legault n’est pas un raciste. Les questions identitaires le préoccupaient peu avant qu’il n’y voie un intérêt électoral. Ça renforce l’impression que la CAQ parle d’immigration avant tout pour racoler une clientèle.

Beaucoup à faire

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement s’est montré très actif dans ce dossier, semant des erreurs et des mauvais messages ici et là.

Legault qui dit qu’il n’y a pas d’islamophobie au Québec ; Jolin-Barrette qui veut passer 18 000 dossiers d’immigration dans la déchiqueteuse ; une réforme bâclée par le ministre du Programme de l’expérience québécoise ; une absence totale de message d’empathie et d’ouverture à l’endroit des Québécois issus de l’immigration : ça finit par faire image.

C’est dommage, parce qu’il y a tant de choses à faire en immigration pour que tant les nouveaux arrivants que le Québec en profitent plus et mieux, notamment par la francisation. Malheureusement, le gouvernement a tellement manqué de doigté dans ce dossier qu’il a discrédité son travail.

Terre de projets

Il faudra un redémarrage sur cette question. Les prochaines actions du gouvernement nécessiteront plus de rigueur et de sensibilité.

Ça n’arrivera pas, mais confier le dossier à quelqu’un qui s’y intéresse vraiment plutôt que d’y voir le prix de consolation de ne pas avoir été nommé à la Justice, ce serait un début. Quand il en parle, Simon Jolin-Barrette endort même les plus passionnés par le sujet.

Tôt au tard, il faudra aussi que François Legault s’exprime sur le sujet. Pour nous parler de sa vision d’un Québec debout, la main tendue. Une terre de projets et d’opportunités pour celles et ceux qui veulent y participer.

Maintenant, est-ce que ça l’intéresse assez pour prendre le temps de le faire ? Ça aussi, on en doute.