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Un policier accusé de harcèlement envers son ex

Hugues Gagnon, de la police de Lévis, est suspendu

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Un policier d’expérience de Lévis a été accusé de harcèlement et de tentative d’introduction par effraction, dans un contexte de séparation amoureuse.

Hugues Gagnon, 41 ans, a comparu par l’entremise de son avocat le 22 août dernier, au palais de justice de Québec.

Selon la dénonciation consultée au dossier de cour, le patrouilleur est accusé d’avoir harcelé son ancienne conjointe, qui est aussi la mère de ses enfants, entre le 1er octobre 2018 et le 10 avril 2019, à Lévis.

On lui reproche aussi d’avoir tenté de pénétrer dans une maison d’habitation, toujours à Lévis, le 3 avril dernier.

Selon des informations obtenues par Le Journal, tout porte à croire qu’Hugues Gagnon aurait alors tenté d’entrer par effraction chez son ancienne conjointe, qui habitait à l’époque une résidence voisine de la sienne.

Six jours plus tard, le policier aurait tenté « d’entraver, de détourner ou de contrecarrer le cours de la justice ». On l’accuse aussi d’avoir brisé un engagement en communiquant avec son ex-conjointe, entre le 1er et le 13 décembre 2018, alors que cela lui était interdit.

Toujours selon des documents déposés au dossier de cour, Hugues Gagnon a été rencontré par ses confrères policiers relativement à ces accusations le 11 avril et le 4 juillet derniers.

Pour retrouver sa liberté, il s’était notamment engagé à ne pas communiquer avec son ancienne conjointe ni avec le nouvel amoureux de cette dernière, et à se présenter devant le tribunal en août.

Peu de commentaires

La police de Lévis s’est montrée avare de commentaires. « Un de nos membres est en procédures judiciaires, par rapport à des événements de sa vie personnelle », a déclaré le porte-parole Jean-Sébastien Levan.

Hugues Gagnon, un « policier d’expérience », est suspendu avec solde « depuis l’été », a ajouté M. Levan, sans préciser le nombre d’années que l’accusé a passées à la police de Lévis ni le moment précis de sa suspension.

Les procédures judiciaires dans cette affaire doivent se poursuivre le 16 décembre.