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Les soudeurs tunisiens de Saguenay pourront continuer leur francisation

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SAGUENAY – Des soudeurs tunisiens attirés au Québec par l’entreprise Coupesag, à Saguenay, pourront finalement poursuivre leur francisation à la suite d’un reportage de TVA Nouvelles diffusé la semaine dernière. 

En discutant de difficultés rencontrées par ces travailleurs, l’entreprise avait fait remarquer que des problèmes de concordance d’horaire nuisaient à leur possibilité de suivre des cours de français. 

Or, la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay a élaboré une solution. «On a trouvé un terrain d’entente justement pour aider nos travailleurs à apprendre le français de façon hebdomadaire», a expliqué le directeur financier de Coupesag, Nicolas Pelletier. 

Après la diffusion du reportage de TVA Nouvelles, la commission scolaire a appelé l’entreprise. L’organisme avait auparavant refusé un accommodement d’horaire à ces soudeurs tunisiens. 

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«On s’est dit: “On pourrait se parler, monter un projet commun de formation pour aider cette entreprise-là”», a dit le directeur de l’éducation aux adultes à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Dominic Boily. 

Au lieu d’un cours aux deux semaines, les quatre travailleurs auront maintenant un cours de quatre à cinq heures par semaine. Cette cadence plus élevée devrait aider les Tunisiens à progresser en français. 

«Dès le premier examen, il y en a un qui a eu zéro dans pratiquement toutes les facettes de l’examen. Donc, il s’est découragé et a arrêté», a indiqué M. Pelletier. 

«On a fait une combinaison de services pour arriver à répondre aux besoins, a ajouté Dominic Boily. Nous, on va leur montrer à intégrer la société québécoise, à se familiariser avec notre culture. D’un autre côté, il y a le service aux entreprises, également, qui, eux aussi, ont des mesures de francisation pour aller un peu plus loin.» 

C’est un souci de moins pour Coupesag, qui a investi 10 000$ afin de recruter chacun de ces quatre soudeurs tunisiens. L’entreprise ne veut pas les perdre. 

Leur dossier d’immigration n’est toutefois pas réglé. Faire venir leur famille ici est complexe. 

Le nouveau député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, y voit un bel exemple de dédoublement de ministères. Selon lui, le Québec devrait rapatrier cette juridiction sur l’immigration. 

La compagnie poursuit ses démarches pour faire venir les familles des travailleurs au Saguenay.