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Un chaud retour pour Martin Petit avec son spectacle «Pyroman»

Martin Petit
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Martin Petit

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Pour illustrer à quel point les choses ont changé depuis son dernier spectacle, il y a neuf ans, Martin Petit a décidé d'enfiler les sujets chauds et tabous dans son nouveau one man show, Pyroman. Un spectacle qui n’échaude pas les esprits, mais qui ne déçoit pas non plus. 

L’humoriste, qui a investi son talent au petit écran, dans les dernières années, avec la série Les Pêcheurs, a renoué avec le public lundi soir, à la salle Albert-Rousseau.  

Si le titre Pyroman fait écho à celui du spectacle précédent, Micro de feu, Martin Petit voulait enflammer les esprits avec des sujets sensibles comme le racisme, la burqa, la sexualité, l'islamophobie, Michael Jackson, les attentats du 11 septembre, la pédophilie, la religion. 

En ouverture, Petit fait résonner des sirènes annonciatrices d’un danger. Mais le public n’a pas trop à s’inquiéter d’être écorché par ses propos. Malgré ses sujets audacieux, Martin Petit reste somme toute bien poli, et jamais on n’a l’impression qu’il va trop loin. On l’aurait même espéré un peu plus croustillant, lundi. 

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Que s’est-il passé depuis qu’il a lancé son dernier spectacle, il y a presque une décennie? Il raconte d'abord avoir écrit un film. Son scénario complètement loufoque, à la conclusion inattendue, le mène à parler du végétarisme, puis de la cinquantaine, âge où les propos sont plus facilement perçus comme «mononcles».  

On n'a pas senti de malaise, même lorsqu'il distingue les bons des mauvais handicapés. Tous les handicapés méritent-ils de pouvoir stationner devant un commerce, se questionne-t-il? «Un sourd, est-ce que c’est grave s’il est “parké” loin?» 

L'éducation dans le tordeur 

Après un lien salé entre le hockey et les prêtres pédophiles, Martin Petit a beaucoup parlé de notre système d’éducation. Il nous apprend qu’il n’est pas pour le décrochage scolaire... mais pas contre non plus, appuyant ses propos par des exemples de Québécois qui ont réussi sans diplôme comme Céline Dion. On rira de sa ligne sur la chanteuse longtemps. 

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Selon lui, les cours d’éducation sexuelle ne s’y prennent pas de la bonne manière avec nos jeunes. «Playboy a fait une meilleure job avec moi», estime-t-il, dans un numéro solide où il raconte la réaction de son fils après avoir vu des parties intimes féminines pour la première fois. De la sexualité chez les jeunes, il est passé à la sexualité à 80 ans, avec des images qui ont suscité autant d’éclats de rire.   

Martin Petit a effleuré quelques sujets réchauffés comme les voyages dans le sud et les réseaux sociaux. Il signe à lui seul la mise en scène, et on doit dire que le spectacle en souffre. Si on a quelque chose à lui reprocher, c’est sa performance plutôt statique. S’entourer de collaborateurs l’aurait sans doute amené à un niveau supérieur. 

Martin Petit sera de retour à la salle Albert-Rousseau le 6 février 2020.