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C’était la journée des excuses au Parlement

La gestion de la réforme de l’immigration servira de « leçon », assure Legault

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Le gouvernement Legault a fait acte de contrition mardi, après les ratés de sa réforme de l’immigration, qui a dû être suspendue.

« C’est mon erreur. J’en assume l’entière responsabilité. Ça ne se reproduira pas », a convenu le ministre Simon Jolin-Barrette, visiblement ébranlé par la pluie de critiques reçues depuis l’annonce de son plan de modernisation du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

« Je m’excuse auprès des Québécois », a-t-il ajouté, les trémolos dans la voix.

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Qualifié « d’insensible » par l’opposition, le ministre de l’Immigration a admis qu’il avait voulu aller trop vite avec la réforme de ce programme qui permet aux étudiants et travailleurs étrangers temporaires d’obtenir rapidement leur certificat de sélection du Québec, préalable à la résidence permanente. Simon Jolin-Barrette a promis, cette fois, de consulter les acteurs concernés.

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Son collègue de l’Emploi, Jean Boulet, a lui aussi fait son mea culpa. La liste des formations et des emplois donnant droit au PEQ était incohérente.

« Nous nous excusons aux côtés de Simon Jolin-Barrette », a-t-il dit, à l’entrée de la réunion quotidienne des députés caquistes à l’Assemblée nationale.

Pas d’omelette sans casser des œufs

François Legault a aussi pris sa part de responsabilité dans cette controverse, qui servira de « leçon » au gouvernement.

Mais le premier ministre a également rappelé que les Québécois ont voté massivement pour que la CAQ réalise de « gros changements ».

« Évidemment, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, quand on fait des grands changements, il peut arriver qu’il faille faire des ajustements », a-t-il insisté.

Des excuses qui sont toutefois insuffisantes aux yeux de l’opposition. Libéraux et solidaires demandent qu’on retire le dossier de l’immigration à Simon Jolin-Barrette.

« Les gens n’ont plus confiance. Si le ministre prend l’entièreté du blâme, qu’il assume sa responsabilité ministérielle et qu’il se retire du dossier », a pesté le chef intérimaire du PLQ, Pierre Arcand.

« Mise sous tutelle » réclamée

Manon Massé estime que le premier ministre doit cesser de protéger son ministre, qui ne respecte pas les gens qui doivent vivre avec ses décisions.

La co-porte-parole de Québec solidaire réclame la « mise sous tutelle » de Simon Jolin-Barrette. Elle invite François Legault à « surveiller » désormais chaque décision prise par son ministre de l’Immigration.

— Avec la collaboration de Vincent Larin