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Une firme appartenant à Guy Laliberté demande 30 M$

Le studio de création multimédia cogne à la porte d’Investissement Québec

Guy Laliberté
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin On voit ici Guy Laliberté lors d’une présentation en octobre 2018 dans ses bureaux de Lune Rouge, qui emploie 200 travailleurs. Lune Rouge est l'actionnaire majoritaire du studio Reflector qui compte 110 travailleurs.

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La firme de divertissement Reflector, appartenant au milliardaire Guy Laliberté et à Lune Rouge, demande 30 M$ à Québec pour l’aider dans sa commercialisation, a appris Le Journal.

« Ce n’est pas lui personnellement [Guy Laliberté] qui a besoin d’argent. C’est l’entreprise qui demande un investissement pour mener à bien ses activités », a tenu à préciser au Journal la chef des communications de Lune Rouge, Anne Dongois.

Mercredi dernier, Guy Laliberté s’est inscrit au registre québécois des lobbyistes avec Groupe Lune Rouge Inc. pour une « demande d’investissement » auprès de Québec.

Investissement Québec (IQ), le ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) et le premier ministre (ministère du Conseil exécutif) sont visés par l’homme d’affaires.

Au Journal, Lune Rouge a indiqué que ce n’était pas Guy Laliberté qui avait exercé les activités de lobbyisme, mais bien le PDG du bureau de famille de Lune Rouge, Robert Blain, qui l’avait fait pour ouvrir la voie à la firme de divertissement Reflector.

30 millions $

Dans son inscription au registre, Lune Rouge ne mentionne aucun montant d’argent, mais Reflector, elle, fait état d’une demande de financement de 30 M$ à Québec « sous forme de débenture convertible, prêt et/ou subvention ».

Quand on demande au fondateur de Reflector, Alexandre Amancio, pourquoi sa firme veut de l’argent public, il rappelle l’importance d’avoir des entreprises fortes chez nous.

« C’est une compagnie québécoise [Reflector]. La stratégie, c’est de maintenir cette propriété-là au Québec », a souligné l’ex-directeur créatif d’Ubisoft derrière le succès mondial d’Assassin’s Creed.

Alexandre Amancio ajoute que sa start-up fondée il y a deux ans vole de ses propres ailes. « Reflector n’est pas l’entreprise de Guy Laliberté. Il a créé Lune Rouge, qui a pour objectif d’aider plusieurs boîtes en investissant », a-t-il précisé.

Impôt et taxes

Ces dernières années, le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, n’a pas fait parler de lui que pour ses projets artistiques.

L’an dernier, un juge lui a demandé de payer de l’impôt sur les 41,8 M$ qu’a coûté son voyage dans l’espace de 2009 qu’il considérait au départ comme une dépense d’affaires.

En 2017, notre Bureau d’enquête avait révélé qu’il avait essayé de faire baisser l’évaluation de sa résidence de Saint-Bruno pour économiser 6569,66 $ par année en taxes foncières.

Malgré nos demandes, Le Journal n’a pas été en mesure d’obtenir une entrevue avec Guy Laliberté.

– Avec la collaboration d’Andrea Valeria

Guy Laliberté

► Fortune

  • 1,3 G$

► Entreprises

  • Lune Rouge
  • Cirque du Soleil (fondateur)

► Aides publiques récentes

  • 640 000 $ (Zú)