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Déménagement pendant 4 ans à la centrale Victoria: «un choix douteux», selon la Fraternité des policiers de la Ville de Québec

Déménagement pendant 4 ans à la centrale Victoria: «un choix douteux», selon la Fraternité des policiers de la Ville de Québec
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés

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La Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec trouve «douteux» le choix du Service de police de déménager les patrouilleurs à la vétuste centrale Victoria pendant quatre ans. 

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En milieu d'après-midi mercredi, le syndicat des policiers et policières de la Ville de Québec a réagi à la présentation de la nouvelle mouture de la réorganisation des services policiers.  

Une réorganisation qui, selon le président, Marc Richard, «cadre bien avec la réalité d’un service de police de notre envergure (et) cadre bien avec les besoins d’un service de police du 21e siècle».  

Cependant, le syndicat sourcille devant la décision du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) de persister dans sa volonté de déménager les patrouilleurs de Charlesbourg et de la Haute-Saint-Charles à la centrale Victoria, le temps que la future centrale soit prête, dans quatre ans.  

Plus adapté 

C'est, selon M. Richard, «un choix douteux». La centrale, dit-il, est «un immeuble vétuste qui ne répond plus aux normes minimales de commodités. (...) Ça fait des lustres que cet immeuble n’est plus adapté aux besoins opérationnels du SPVQ, à ceux de nos membres», affirme-t-il par voie de communiqué.  

Le fait que le chef de police, Robert Pigeon, a annoncé qu'il y emménagerait ne change rien, selon le syndicat. «Ce n’est pas parce que le directeur a l’intention d’y aménager que ça en fera soudainement un environnement de travail adéquat.» 

Bien-être menacé 

En entrevue téléphonique, le président de la Fraternité pose des questions sur la salubrité de la centrale Victoria et sur sa capacité d'accueil. Il craint pour le bien-être de ses confrères et consoeurs qui y seront affectés.  

«Nos gens sont actuellement à la Haute-Saint-Charles et à Charlesbourg, dans des postes qui sont sains et adéquats. Pourquoi les déménager tout de suite?» Même s'il n'est pas d'accord, le Syndicat n'a pas l'intention de s'opposer au déménagement des effectifs. Un contrat de travail a été signé et dans celui-ci, il était question de ces changements. Mais Marc Richard tient à souligner que la Fraternité avait dès lors énoncé des réticences devant cette situation.  

Stationnement souterrain 

Par ailleurs, M. Richard se réjouit que la Ville et le SPVQ se soient rendus à ses arguments sur la nécessité d'inclure à la nouvelle centrale un stationnement souterrain, qui fait en sorte que les policiers n'auront plus à déglacer et déneiger leur véhicule, l'hiver, lorsqu'ils doivent partir sur des urgences. «Les véhicules de patrouille, c'est le bureau des policiers. Je pense pas qu'il y ait grand monde qui rentre dans leur bureau le matin avec une température interne à -10, -15 ou -20 degrés.»