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Je dis aux hommes: Violez les femmes.

Le fakenews à la sauce féministe

FRANCE-PHILOSOPHY-FINKIELKRAUT
Photo d'archives, AFP

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Quand j'ai lu que le philosophe français Alain Finkielkraut encourageait les hommes au viol, ma première réaction a été : "Voyons, c'est impossible !". Même les pires ploucs, les plus obtus des machos ne diraient jamais une telle bêtise en 2019 à la télé.   

  

Hé bien, vérification faite, Finkie (comme l'appellent ces fans) n'a pas du tout dit ça... sur un ton sérieux.  

Dans une discussion animée avec une militante féministe française , l'imbuvable Caroline de Haas, qui l'accusait de "banaliser le viol", il a répondu, sur un ton excédé: "Je dis aux hommes : "Violez les femmes !" D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs."     

Comme s’il disait : "C’est ça, accusez-moi donc de dire aux hommes que c’est bien de violer les femmes. Un coup parti, pourquoi s'arrêter là, accusez-moi donc de violer ma femme tous les soirs, pendant que vous y êtes !!!!!!!!!!!!!!!!!! »  

Si vous débattez avec quelqu'un qui vous démonise, qui dénature vos propos, il est possible qu'à un moment vous vous exclamiez: "Oui je mange des enfants tout crus tous les soirs et d'ailleurs, pour souper, je vais déguster le fils du voisin sur le BBQ". Alerte aux militants: ça ne signifie pas que vous allez véritablement vous livrer au cannibalisme. Ça s'appelle de l'ironie, du sarcasme, du second degré.   

  

En cette ère de fake news, il n’y a rien de plus facile que de prendre les propos d’un polémiste, de les isoler de ce qui a été dit avant et ce qui est dit après, de monter ça en épingle et de faire circuler ça en boucle sur les merdias sociaux. 

En cette ère hystérique de chasse aux sorcières, la meute vous saute à la gorge avant même d'avoir cherché à comprendre le ton sur lequel vous vous exprimez.  

Même Libération a fait une mise au point : "Alain Finkielkraut a-t-il appelé à « violer les femmes» lors d'un débat sur LCI ? " Le montage de cette vidéo ne permet pas de saisir la dimension "ironique" des propos du philosophe, qu’on comprend en écoutant l’intégralité de la séquence" .  

  

Hé oui, il faut écouter la séquence au complet.   

Alors regardez donc ceci pour voir 1-le contexte 2-le ton 3-l'ironie des propos de Finkielkraut.   

Au Québec Francine Pelletier vient de nous faire toute une tartine avec Annie Desrochers, déformant complètement les propos du philosophe. Quelle mauvaise foi.  

Maintenant, imaginons l'inverse. Une féministe, excédéee de se faire démoniser par un homme de 50 ans, lui lance: "Je veux couper le zizi de tous les hommes. D'ailleurs, ce soir je vais couper le zizi de mon patron."   

Pensez-vous que l'on n'y aurait pas vu là un trait d'esprit, une réplique cinglante ?