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Les profs de français veulent débattre de la réforme du participe passé

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Jugeant qu’il est trop tôt pour prendre position sur le projet de réforme du participe passé, l’Association québécoise des professeurs de français (AQPF) veut toutefois susciter les débats et discussions sur le sujet, afin de permettre aux enseignants de se prononcer sur un enjeu qui les concerne directement.

Au début novembre, Le Journal rapportait que des experts de la langue française, dont des sommités québécoises, font la promotion d’un projet de réforme qui vise à simplifier l’accord du participe passé.

Une présentation à ce sujet s’est d’ailleurs déroulée jeudi lors du congrès de l’AQPF, qui se termine vendredi.

Sujet sensible

Il s’agit d’un «sujet très sensible», confirme sa présidente, Katya Pelletier.

«Les enseignants doivent se positionner, mais ils ne savent pas sur quoi. On a l’intention de créer ces débats-là, d’ouvrir des tables rondes, de faire des événements, pour que les enseignants puissent pour une fois avoir le contrôle de ce qui se dit sur leur profession.

«On veut être proactifs», ajoute Karol-Anne T. Auger, qui siège aussi au conseil d’administration de l’AQPF.

Ce n’est qu’une fois que les enseignants de français auront pu se prononcer sur les enjeux entourant cette réforme qu’il sera «peut-être possible d’en arriver à une conclusion», indique Mme Pelletier.

Cette dernière doute toutefois qu’un consensus soit possible dans ce dossier.

Projet controversé

Selon ce projet de réforme qui a suscité la controverse en Europe l’an dernier, le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir serait invariable en tout temps, même lorsque le complément direct est placé avant le verbe.

Employé avec être, le participe passé s’accorderait toujours avec le sujet du verbe, si bien que de nombreuses exceptions disparaîtraient.