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Québec annonce un investissement qui permettra, chaque année, à 2500 jeunes de se trouver un emploi

Aider les jeunes à faire le saut sur le marché du travail

Québec annonce un investissement qui permettra, chaque année, à 2500 jeunes de se trouver un emploi
PHOTO Jérémy Bernier

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Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a annoncé un investissement de 70 M$, sur cinq ans, pour accompagner les jeunes sur le marché du travail.  

Ce montant provenant du Fonds de développement du marché du travail sera injecté dans le Service spécialisé jeune, a indiqué M. Boulet, jeudi, en conférence de presse.  

Offert dans les carrefours jeunesse-emploi (CJE), ce service permet aux 15 à 29 ans de se fixer un objectif professionnel et ainsi de les orienter, soit vers un emploi qui leur correspond, soit vers une formation appropriée.  

Potentiel  

Cet investissement a pour but de diminuer le nombre de personnes étant regroupées sous l’appellation «NEEF»: des jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation. Leur profil est toutefois varié, allant de la jeune mère monoparentale, aux sans-abri, en passant par des jeunes hommes marginalisés et des prestataires d’aide sociale.  

«Au Québec, il y a 136 000 NEEF. Pourtant, il y a 140 000 postes vacants dans la province, alors qu’on réfère à un marché en équilibre lorsqu’il y en a 70 000 à 80 000. Donc, [ce bassin représente] un potentiel immense», a indiqué le ministre, également responsable de la région de la Mauricie.  

De ce nombre, le gouvernement Legault espère en envoyer 2500, chaque année, sur le marché du travail. Instauré en juillet 2016, le programme Service spécialisé jeune a permis d’aider près de 9000 personnes jusqu’à présent.  

Subvention pour une première expérience  

M. Boulet a profité de l’occasion pour rappeler que son ministère offrait une subvention pour une première expérience de travail aux jeunes à risque de connaître une période de chômage prolongée.  

«Ce n’est pas suffisamment connu. Pourtant, ça m’apparaît comme un incitatif important pour permettre une intégration d’un bassin de main-d’œuvre qui est essentiel aujourd’hui», a-t-il expliqué.  

Ce programme subventionne 100% du salaire, jusqu’à concurrence du salaire minimum, chez les organismes à but non lucratif, les administrations municipales et les conseils de bande. En 2018-2019, le montant alloué était de 24,5 M$.  

Selon les plus récentes données du ministère, l’an dernier, le taux d’emploi des 15 à 29 ans était d’environ 70%.