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Il vandalise un mémorial pour protester contre le congédiement de Don Cherry

Il vandalise un mémorial pour protester contre le congédiement de Don Cherry
Capture d'écran TVA Nouvelles

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TORONTO | Un homme suspecté d’avoir vandalisé le cénotaphe du vieil hôtel de ville de Toronto avec de la peinture, mardi dernier, a dit aux autorités qu’il agit ainsi pour exprimer sa colère après le congédiement du controversé commentateur Don Cherry par la chaîne Sportsnet. 

Le monument érigé pour rappeler les nombreux sacrifices et pertes de vie de soldats canadiens durant la Deuxième Guerre mondiale a été abimé par une phrase peinte avec de la peinture en aérosol: «Ye broke faith with us» («Vous avez rompu la confiance avec nous»). 

L’inscription, selon Global News, a été reproduite à l’avant et à l’arrière du cénotaphe, qui se situe au carrefour de Bay Street et de Queen Street, dans le centre-ville de la métropole canadienne. 

Vendredi, la police torontoise a indiqué que Thomas Christian Zaugg, 33 ans, a été arrêté et accusé de deux chefs de méfait. Zaugg, qui était déjà connu des policiers, serait schizophrène. Il a été remis en liberté. 

Global dit avoir repéré une publication Facebook de Zaugg dans laquelle il se vantait d’être l’auteur du délit. Dans son message, il critiquait le congédiement de Don Cherry par Sportsnet, après que le commentateur eut, dans un commentaire, tenu des propos controversés sur les immigrants à la télévision. 

«Vous qui venez ici, vous aimez notre manière de vivre, notre lait, notre miel. [...] Vous pourriez au moins payer quelques dollars pour acheter des coquelicots ou quelque chose du genre. Ces hommes ont payé pour le mode de vie que vous appréciez au Canada», avait déclaré l’homme de 85 ans, sur les ondes de Sportsnet, déclenchant une vague de mécontentement. 

Dans une vidéo, le suspect critiquait par ailleurs des politiciens canadiens, dont le maire de Toronto, John Tory. 

Soulignons que Don Cherry a dit vendredi qu’il n’était pas au courant de toute cette affaire.
Tant le premier ministre ontarien, Doug Ford, que le maire de Toronto ont condamné ce geste, qui n’est désormais plus qu’un souvenir, toute trace du graffiti ayant été effacée. 

Par ailleurs, une pétition réclamant le retour de Don Cherry en ondes cumulait vendredi soir près de 250 000 signatures.