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Données en santé: Québec veut mettre fin au bar ouvert

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Photo Simon Clark Le premier ministre du Québec, François Legault

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«Inquiet» de la piètre protection des données en santé, François Legault assure que son gouvernement mettra en place un système pour mettre fin au bar ouvert qui met à risque les renseignements personnels des Québécois.

«C’est une situation qui existe depuis plusieurs années. Lorsqu’on est arrivé [au pouvoir], on s’est rendu compte de ça, qu’il y avait un accès qui était trop facile aux données médicales», a admis le premier ministre. Il réagissait aux révélations de notre Bureau d’enquête, qui a montré que des milliers de travailleurs de la santé peuvent facilement consulter votre dossier médical électronique ou celui de personnalités publiques sans autorisation.

La ministre de la Santé, Danielle McCann, s’est faite rassurante, prétendant que toutes les mesures étaient déjà en place pour assurer la surveillance des données. «Il y a quelqu’un qui vérifie les données, les accès, tous les jours. C’est fait manuellement. Et ça va être renforcé par l’intelligence artificielle, a-t-elle affirmé. Aussitôt que le système s’apercevra que quelqu’un est dans un dossier où il ne devrait pas être, il va y avoir une alerte.»

Élargir la commission

Également inquiets, les partis d’opposition ont tiré à boulets rouges sur le gouvernement, réclamant que la commission parlementaire prévue sur les fuites de données chez Desjardins soit élargie pour y inclure la Régie de l’assurance-maladie du Québec.

«Les dossiers de la RAMQ, ils sont sur le dark web, à côté des pédophiles qu’on peut trouver, puis aussi de la drogue. C’est le bar ouvert, puis le gouvernement se call un mojito», a pesté Martin Ouellet, porte-parole en la matière pour le PQ durant la période de questions à L’Assemblée nationale. Sa demande a toutefois été rejetée.