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La maison made in Québec!

Une maison locavore est composée de matériaux locaux et écolos!
Photo Courtoisie Écohabitation www.ecohabitation.com Une maison locavore est composée de matériaux locaux et écolos!

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Pourquoi importer des produits de l’autre bout du monde, alors qu’on peut utiliser nos propres matériaux pour construire nos résidences? Portrait d’une maison pure laine!  

Une maison locavore est composée de matériaux locaux et écolos!
Photo Courtoisie Écohabitation www.ecohabitation.com

Le concept de la construction locale de nos maisons ne date pas d’hier, comme le mentionne Emmanuel Cosgrove, directeur et cofondateur d’Écohabitation: «Au début de la colonie, on faisait avec ce qu’on avait sur place. Ça n’avait pas de sens de prendre des matériaux à plus de 300 km.» Aujourd’hui, on constate un timide retour aux sources, mais il reste encore du chemin à faire. De façon généralisée, les produits importés d’Asie peuvent composer une grande partie de nos maisons, si on ne fait pas attention. «Éventuellement, on aimerait bien mettre cette étiquette sur nos constructions locales: “Made in chez-nous!”» ajoute M. Cosgrove.   

Une maison «locavore»  

Le nouveau terme qui circule dans le milieu pour désigner la construction locale d’une propriété est locavore. «En gros, c’est une maison qui est composée de matériaux de construction pigés dans un rayon situé le plus près possible d’un chantier», explique M. Cosgrove. À l’origine, ce mot fait référence à l’alimentation. Il désigne une personne qui consomme des produits alimentaires locaux. «Manger local est une tendance, et comme approche environnementale, on peut aussi construire local», dit-il. D’où le lien avec l’appellation locavore. En appliquant cette notion, on gaspille moins, on pollue moins et on utilise la main-d’œuvre d’ici.   

Une maison locavore est composée de matériaux locaux et écolos!
Photo Courtoisie Écohabitation www.ecohabitation.com

Stimuler l’économie  

L’organisme Écohabitation encourage les gens à stimuler leur économie locale tant pour des raisons sociales et économiques qu’environnementales. Il y a énormément de composantes qui proviennent de Chine notamment. Par exemple, le plancher de bois franc d’érable: on pourrait penser que c’est «le» matériau québécois par excellence. «Mais quand on regarde de près, il est Made in China», déplore M. Cosgrove. Selon lui, il s’agit d’une tendance: même si le bois provient d’ici, il peut faire un voyage autour du monde deux fois. «Au niveau du bilan carbone, ça n’avantage pas le matériau et c’est un non-sens concernant les emplois touchés par cette réalité au Québec», signale-t-il.   

Rechercher et questionner  

Afin de trouver les bons produits locaux, il faut prendre le temps de faire quelques recherches. Ainsi, à la quincaillerie de notre quartier, on pourrait penser qu’il n’y a rien de plus québécois que la planche de bois «2 x 4». Toutefois, en posant la question aux employés, on se rend compte finalement que le matériau ne provient pas du Québec, mais de l’Alberta ou du Nouveau-Brunswick. Pour éviter les détours polluants qui freinent l’économie locale, le but est d’aller directement au moulin de notre coin et de commander le bois sur place pour qu’il soit coupé dans notre région.   

Le cèdre de l’Est  

Prenons aussi l’exemple du cèdre. Dans une cour à bois, on peut nous vendre du cèdre de l’Ouest, un produit de luxe, alors que dans les petits moulins locaux, dans toutes les régions du Québec, il y a énormément d’extraction de cèdre blanc de l’Est. Pourquoi ne pas en profiter? «On peut faire des terrasses incroyables avec du cèdre naturel qui n’a pas besoin de traitement», confie M. Cosgrove. De plus, il dure très longtemps et il est naturellement résistant aux insectes. Dans une construction locavore, donc locale, il est important de se poser ces questions: d’où vient le bois? À quel endroit a-t-il été coupé?   

Haute valeur écologique  

Dans cette manière de construire, on mise sur une haute valeur écologique, puisqu’on élimine les produits qui ne correspondent pas à ce critère, comme le vinyle ou le bardeau d’asphalte. Sans compter que l’usine de bardeaux peut être située à Montréal ou à Québec, mais le pétrole provient d’ailleurs: «Donc, tout ce qui est pétrochimie ne tombe pas dans la catégorie locale», souligne M. Cosgrove. On priorise ainsi le bois québécois pour le revêtement extérieur et la tôle ancestrale, recyclée ici, pour la toiture.    

Pour les finis intérieurs, on pose du bois sur les murs plutôt que du gypse. Le plancher est idéalement en bois franc ou en bois d’ingénierie. Les tuiles sont plus difficiles à trouver localement. «Il y a beaucoup d’importations italiennes, mais heureusement, on a l’ardoise du bas du fleuve!», se réjouit M. Cosgrove. La maison n’a pas besoin d’être 100% locavore, mais si des changements ont été effectués et que la réflexion est amorcée, c’est déjà un bon début!   

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