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Le cellulaire ou le GPS?

Campeau
Photo courtoisie Pour le spécialiste Sylvain St-Louis, le GPS est beaucoup plus fiable et plus élaboré qu’un cellulaire. Il est également plus sécurisant, car on peut l’utiliser en continu sans problème, même dans des conditions hivernales. En revanche, il faut être en mesure de le faire fonctionner.

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On voit de plus en plus d’amateurs se promener dans l’arrière-pays avec non pas un GPS à la main, mais plutôt un téléphone intelligent.

Il existe une quantité astronomique d’applications pour les appareils cellulaires modernes. Certaines sont amusantes et divertissantes. D’autres sont vraiment très pratiques, comme celles vouées à l’orientation.

Pour en savoir davantage sur le sujet, j’ai demandé l’avis de l’expert de renom en ce qui a trait au monde des GPS, des cartes et des boussoles, Sylvain St-Louis, de la firme Orientation Azimut.

« Il y a un monde de différence entre un téléphone intelligent et un GPS. Bien qu’il y ait une certaine tendance vers l’application cellulaire, elle est loin d’être parfaite. Malheureusement, par manque de connaissances, ceux qui ont été convertis au cellulaire ne reviendront probablement jamais au GPS », a déclaré celui qui se spécialise également dans le domaine de la survie en forêt. Voici l’essentiel de ses propos.

Progression à l’écran

Depuis toujours, la vaste majorité des néophytes souhaitant se procurer un GPS veut un appareil en tout point similaire à un GPS routier. Ils veulent une machine simple à faire fonctionner comme celle dans leur bagnole. Les nouveaux acquéreurs sont souvent déçus lorsqu’ils réalisent que leur système de navigation portatif n’est pas aussi facile à exploiter qu’ils le croyaient. Il y en a même qui priorisaient le choix de leur unité en s’assurant qu’elle pouvait afficher des cartes plutôt que de viser avec la boussole électronique, ce qui, en principe, devrait être le contraire. Il est préférable de suivre une direction qui s’ajuste instantanément vers une destination que de se voir aller sur la carte. Toutefois, contre toute logique, ce n’est pas ce que les amateurs préfèrent.

Depuis quelque temps, la Sépaq et certaines zecs offrent le téléchargement gratuit de leurs secteurs sur l’application Avenza.

« Cette source d’informations pertinentes est appréciable et cela permet à la clientèle de partir à l’aventure avec un minimum de ressources, mais il ne faut pas remplacer le GPS ou le délaisser pour autant », a expliqué M. St-Louis.

Énergie

Certains utilisateurs ont confié à Sylvain avoir eu assez de courant pour faire fonctionner leur cellulaire trois jours en mode avion. Ce dernier rétorquait : « Dans ce cas, on pourrait en conclure pouvoir tenir un mois avec un GPS, et même plus, car on peut changer les piles de cet appareil, ce qui n’est pas le cas d’un téléphone mobile. Je risque de m’attirer la foudre des inconditionnels du cellulaire, mais faites le test vous-même pour vous convaincre et activez l’option GPS dans votre cellulaire, sans même télécharger de carte et mettez-le en mode avion si vous le souhaitez, cela ne changera rien. Vous verrez la puissance de votre pile descendre de presque 10 % à l’heure, et ça, c’est dans des conditions optimales. Dans des secteurs où le signal est faible, vous avez de bonnes chances que le mobile capte, mais retenez que plus il doit déployer d’efforts, plus il consommera d’énergie. On peut également remettre en cause sa résistance au froid. »

Le directeur d’Orientation Azimut a continué son argumentaire : « De plus, quand on est dans le fin fond des bois, le cellulaire ne reste pas au chaud dans nos poches, il est dans notre main pour nous aider à arriver au chemin à la clarté en espérant qu’on ait assez de piles, car le pourcentage dégringole alors rapidement. Je comprends que pour ceux qui veulent juste revenir sur la route sans trop s’enfoncer en pleine forêt, c’est correct ainsi, mais pour celui qui fait de la prospection à fond, de la chasse fine ou qui se promène intensivement dans un territoire, il serait vraiment mieux servi avec un GPS. »

Apprentissage

Le problème avec un GPS, c’est qu’idéalement, il faut suivre une formation, pas juste un petit cours de base, ça ne donne rien, selon M. St-Louis.

« Ça prend une vraie séance d’enseignement et une certaine connaissance en orientation, et ça, ça devrait être la même chose avec un cellulaire. Bien qu’il soit facile de suivre sa position sur une carte, retenez que le GPS offre également cela. Ce n’est donc pas une raison pour délaisser ce système de navigation satellitaire et se convertir au téléphone intelligent. Que feriez-vous pour revenir à bon port si votre téléphone est à plat ? a-t-il ajouté. Souvenez-vous aussi que même avec le meilleur des GPS, ça prend une boussole, et ce n’est certes pas le cellulaire qui va vous rendre invincible. »

Sylvain croit fermement que même si ça revient moins cher avec un cellulaire, vous ne réaliserez pas une grosse économie si vous commencez à acheter l’ensemble des cartes détaillées du Québec qui se vendent 3 $ chacune. Ajoutez à cela l’achat d’un chargeur (PowerPack), d’un protecteur pour la pluie, sans compter les risques de le perdre et qu’il demeure fragile au froid.

Pour en savoir plus, composez le 450-430-8297 ou visitez le site orientationazimut.com

Chasser le canard au marais

Martin Léonard est un sauvaginier d’expérience. Voici cinq conseils pour ce type d’activité de prélèvement.

  1. Utilisez entre 6 et 12 appelants de canards et une version mécanique de type Roto-Duck pour attirer l’attention des gibiers ailés.
  2. Choisissez deux ou trois appeaux différents qui vous permettront de varier vos sons et vos appels.
  3. Disposez les appelants près du bord de la rive avec une ouverture au centre afin de créer une meilleure zone d’atterrissage et de tir.
  4. Camouflez-vous directement dans la végétation ou utilisez une petite cache portative.
  5. 5 Si la situation le permet, essayez de vous placer de façon à ce que le soleil ou le vent soit dans votre dos. Si vous avez les deux, c’est encore mieux.