/weekend
Navigation

Le gros party de Paul Piché

Coup d'oeil sur cet article

Suite logique de ses spectacles rassembleurs aux centres Bell et Vidéotron qui ont été transportés sur la route des festivals par la suite, le vétéran s’entoure de congénères et de jeunes loups marchant – souvent – dans ses pas pour cette compilation de ses plus grands succès repris en duos. 

Paul Piché

Photo courtoisie

40 printemps

★★★

Entouré d’Émile Bilodeau et Laurence Jalbert, notamment, le grand Paul est toutefois plus sage en studio qu’en concert, la plupart de ces nouvelles interprétations étant (trop) collées sur les originales. Piché et le guitariste Rick Haworth – coréalisateurs du projet – optent donc pour une production plutôt conservatrice. Un peu trop même. 

Formule éprouvée

Outre quelques pièces – dont La gigue à Mitchouano livré avec beaucoup de « pep » en compagnie de Vincent Vallières –, l’essentiel des reprises retrouvées ici s’avère correct, sans plus (ce qui est excellent lorsqu’il est question de Paul Piché, évidemment).

On ne va pas se leurrer : le « cover » est maintenant un genre en soi qui est proposé à toutes les sauces (symphonique, acoustique, en duos, etc.) et 40 printemps demeure au ras des pâquerettes, bien confortable dans son sillon, malgré la réputation des artisans rassemblés pour l’aventure. 

Bien sûr, on ne s’attendait pas à une relecture ska de Heureux d’un printemps, mais quand même... Accessoire, mais bon : la déception va jusqu’à l’emballage de l’œuvre : un rachitique livret de deux pages sur fond d’une seule photo oubliable – mes excuses, mais c’est le cas – du fêté. Pour un disque, je vous le rappelle, célébrant les 40 ans de carrière du monsieur. 

En bref : c’est loin d’être mauvais, mais on espérait plus d’un tel anniversaire. Beaucoup plus même.

Brown Family

Photo Courtoisie

★★★★

Brown Baby Gone

Trois ans après son album homonyme, le projet multigénérationnel et multigenre, rassemblant les rappeurs Jam (du collectif K6A), Greg Beaudin (de Dead Obies) et le chanteur reggae Robin Kerr, se retrouve pour un second LP aussi concis qu’ambitieux. Peut-être est-ce parce que les groupes du genre sont rares au Québec ou parce que leur première carte de visite était plus timide, mais Brown Baby Gone épate. Tentez l’expérience !

Artistes variés 

Photo Courtoisie

★★

Death Stranding: Timefall 

Jeu vidéo de l’heure, Death Stranding divise pourtant les joueurs et la critique. Est-ce un objet d’art en avance sur son époque ou juste une production ampoulée qui s’avère décevante au final ? En attendant que le jury se prononce, abordons la trame sonore l’accompagnant qui, elle, est plus facile à saisir : du grand n’importe quoi. Bien qu’on s’imagine qu’elle ait du sens au sein du jeu, l’enchaînement de pièces électro pop metal patati patata passe mal sur disque à titre d’œuvre en soi. Pour collectionneurs seulement.

Philippe Katerine

Photo Courtoisie

★★★½ 

Confessions

Le trublion français est hors de contrôle sur ce énième LP où, encore une fois, il dénonce les travers sociétaux avec l’humour qu’on lui connaît. Alors que Confessions pourrait être une œuvre oubliable de la discographie massive du monsieur, l’album s’en distingue, bien au contraire, car – les fans s’en doutent – on ne voit pas venir l’artiste qui glane ici dans le pop, le rap, et j’en passe, en plus de recruter plusieurs invités de marque, dont la chanteuse Angèle ainsi que l’acteur – et son beau-père – Gérard Depardieu. Un ovni remarquable, bref.

Coup de coeur 

LOUIS-PHILIPPE GINGRAS 

Photo Courtoisie

 

★★★★

Tropicale apocalypse

Malgré le titre cataclysmique de l’œuvre, l’auteur-compositeur-interprète folk s’amuse ferme sur ce troisième album délicieusement éclaté musicalement. Imaginez : du steel drum ensoleillé sur une pièce folk rock inspirée de Toronto. Ce qui serait un cauchemar chez plusieurs de ses frères d’armes est un petit bijou, lorsque façonné par Gingras. Seule constante : la qualité de ses textes. Pour les amateurs d’étiquetage : les fans de Tom Waits vont, encore une fois, adorer.