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Opéré le mois dernier: «il y avait un risque que je ne puisse plus jouer de la guitare» - Patrick Norman

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MONTRÉAL – Patrick Norman ne le cache pas: il a récemment eu peur de ne plus pouvoir jouer de la guitare. Opéré au poignet le mois dernier, il pousse aujourd’hui un soupir de soulagement, sachant que le temps fait son œuvre et qu’il pourra bientôt reprendre son instrument favori, juste à temps pour célébrer ses 50 ans de carrière.

Au bout du fil, le chanteur est de toute évidence dans une grande forme. N’empêche, la frousse a été bien réelle lorsqu’une douleur récalcitrante au poignet l’a poussé à passer sous le bistouri, histoire de combler une perte de cartilage dans la main gauche.

«Il y avait un risque que je ne puisse plus jouer de la guitare. Et ça, c’est très épeurant pour moi. Ça aurait été un très, très grand deuil. Ma guitare, c’est ma source de bonheur. C’est mon amour inconditionnel, mon oxygène», a-t-il confié.

Non, il ne peut pas jouer de la guitare autant qu’il le souhaiterait avant les Fêtes. Mais il n’a pas l’intention de laisser ce souci l’empêcher d’honorer ses engagements. À preuve, il est monté sur scène à quelques reprises depuis l’intervention.

«J’ai récemment donné mon premier "show" à vie sans jouer de guitare! C’était spécial», a dit Patrick Norman en riant.

«C’est quelque chose de très déstabilisant. Chanter sans guitare, c’est différent. Comme jouer de la guitare sans chanter est aussi très différent. Mais je sens que j’ai livré la marchandise et que les "fans" étaient heureux. Honnêtement, c’est ce qui m’importe le plus», a-t-il ajouté.

Noces d’or

Oui, ses admirateurs ont toujours été au sommet de ses préoccupations. Et force est de constater qu’ils le lui rendent bien. Car c’est grâce à eux que le chanteur souligne ces jours-ci ses noces d’or avec l’industrie musicale. En effet, c’est en 1969 qu’Yvon Éthier (son nom de naissance) est devenu Patrick Norman, donnant le coup d’envoi à une carrière jalonnée de succès.

Ces succès, le chanteur en a sélectionné une poignée qu’il revisite sur «Si on y allait», son 33e album, qu’il a enregistré à Nashville, au Tennessee, l’été dernier. Six nouvelles compositions y côtoient ainsi les «Longue est la route», «La guitare de Jérémie» et, bien évidemment, l’éternelle «Quand on est en amour», toutes dotées de nouveaux arrangements.

«Je me suis dit que 50 ans de carrière, c’était la bonne occasion pour montrer où j’en suis et d’où je viens. Je voulais donc refaire les chansons qui m’ont mené à aujourd’hui, et aussi aller chercher des sonorités qui m’ont influencé comme le R&B, par exemple», a-t-il expliqué.

Dernière tournée?

Toujours occupé par sa tournée actuelle, «Bonheurs partagés», ce n’est qu’à pareille date l’an prochain que Patrick Norman entend porter sur scène les pièces de «Si on y allait». Et bien qu’il n’ait pas l’intention d’accrocher sa guitare pour le moment, le chanteur de 73 ans n’écarte pas la possibilité qu’il s’agisse alors de son dernier tour de piste.

«À mon âge, je dois rester réaliste: personne n’est éternel. Tant que je vais sentir que les gens veulent me voir, je vais continuer à faire des spectacles. Mais par contre, si un jour j’ai l’impression que je ne livre plus la marchandise, je ne m’acharnerai pas à continuer. Alors, on verra où j’en serai rendu après cette tournée-là», a-t-il avancé.