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Touriste français tué à Québec: elle refuse que le meurtrier de son père ait droit à des sorties

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La fille de Joachim Aracil, un Français en visite à Québec assassiné en 2015, s’oppose fermement à ce que le meurtrier de son père ait droit à des sorties occasionnelles.

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«Il n’est pas question qu’il sorte au bout de 4 ans, quand il est encore en traitement. Non, non, non, non», s’est-elle insurgée, en entrevue à TVA Nouvelles.

Sylvain Fournier, reconnu non criminellement responsable du meurtre, est considéré comme un «accusé à haut risque». Il est hospitalisé et sans contact extérieur, mais souhaite aujourd’hui obtenir la permission de faire des sorties occasionnelles.

Sylvain Fournier
Photo d'archives
Sylvain Fournier

Pour Christine Aracil, le passé de l’homme atteint de schizophrénie paranoïde laisse planer le doute sur l’issue de ces sorties. «On accepte aussi que les personnes soient dans leur folie. Mais les circonstances font que c’est la deuxième fois qu’il se faisait réinsérer en société, et il a tué mon papa». Sylvain Fournier avait également agressé sa mère, qui est aujourd'hui lourdement handicapée à la suite de cet événement.

La fille de la victime estime qu’il vaudrait mieux attendre pour voir si les traitements qu’il suit ont un effet à long terme sur son état mental.

En 2005, alors qu’il en était aux débuts de sa maladie, le quadragénaire avait écopé d’un verdict similaire dans une affaire de voies de fait armées contre sa mère. Il avait été libéré inconditionnellement en 2007.

D’abord soumise à la Commission d’examen des troubles mentaux, sa demande est présentement étudiée par la Cour supérieure. Une décision sera rendue à la mi-novembre.