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Le spectre de Catherine

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Catherine Dorion et les porte-paroles de QS jurent que son absence du congrès ne s’explique que par la décision stratégique de la laisser faire campagne dans Jean-Talon. Difficile de ne pas éclater de rire.

Même le candidat dans la circonscription théâtre de la partielle, Olivier Bolduc, s’est présenté à Longueuil dimanche pendant que l’artiste députée devant l’épauler brillait par son absence.

«Même quand elle n’est pas là, elle vole la vedette quand même», m’a dit un militant de Québec.

C’est à votre demande qu’elle est en campagne dans Jean-Talon? «Pas du tout», a répondu du tac au tac un membre du comité coordonnateur de la circonscription.

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Il me semble que la solidaire de Taschereau aurait pu disposer rapidement de la question de sa tenue vestimentaire en disant simplement qu’elle respecterait le code à l’Assemblée, sans dénaturer sa personnalité.

D’ailleurs, Manon Massé en est l’exemple. Elle a rappelé dans son mot d’ouverture au congrès que «le moule politique est fort», mais qu’elle est «restée elle-même» depuis son arrivée à l’Assemblée nationale. Mme Massé a parfaitement assumé sa différence, tout en cohabitant harmonieusement avec les autres au Salon bleu.

Indépendantistes pressés?

Quant aux gestes de rupture avec la constitution canadienne que promet de poser le parti advenant son élection, avant même un référendum, on doute que tous les solidaires partagent un enthousiasme délirant à ce sujet. Andrés Fontecilla n’est pas Sol Zanetti, disons! 

«Ça ne plaira peut-être pas exactement à tous, mais on savait vers quoi on s’en allait lorsqu’on a fusionné avec Option nationale, alors il faut assumer», a résumé le député de Laurier-Dorion. Il se dit d’accord avec les orientations du parti, mais on l’imagine moins confortable avec le chapeau d’indépendantiste pressé sur la tête.

Reste que quelque chose ne tient pas la route. Selon le plan, il faudrait beaucoup de temps à un éventuel gouvernement solidaire pour créer une assemblée constituante qui, elle, devrait rédiger une constitution du Québec ensuite soumise à un référendum.

En cas de défaite du Oui, il faudrait ensuite rembobiner les gestes de rupture?