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Les incubateurs d'entreprises de Québec s'unissent

Picture of people working together at one table. They hold stickers and markers. Hands pointing.
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La Ville de Québec a décidé de réunir les forces de quatre incubateurs d'entreprises pour donner un coup de pouce supplémentaire aux entrepreneurs et éviter le travail en silo.  

«S'il y a une chose que je déteste le plus dans ce métier-là, c'est la problématique du travail en silo», a exprimé lundi le maire de Québec, Régis Labeaume. «Quand je suis arrivé à la Ville de Québec, il y avait même des directeurs de services qui ne connaissaient pas les autres qui travaillaient dans la même ville. [...] À Québec, on a investi beaucoup depuis une douzaine d'années dans le développement des entreprises et on pense ici qu'on n'a pas les moyens de travailler en silos. Quand on met un dollar en entrepreneuriat, il faut qu'on soit convaincu que ce dollar peut aller chercher un maximum de valeur ajoutée.»    

Ainsi, les quatre incubateurs de la ville mettront dorénavant leur expertise en commun au profit des entrepreneurs. Il s'agit du Camp, spécialisé en technologie numérique, de Mycélium, en agroalimentaire, de Quantino, l'incubateur de l'INO, expert en optique, et de l’incubateur de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie du Québec (IUCPQ), leader en sciences de la vie. Ces deux derniers incubateurs sont en développement.    

Le maire de Québec a donc présidé lundi à la conclusion d'une entente de collaboration entre ces quatre incubateurs et deux partenaires universitaires, soit SOVAR et Entrepreneuriat Laval.    

Alain Chandonnet, président-directeur général de l’INO, a illustré comment le nouveau partenariat pourra aider une entreprise en démarrage. Un entrepreneur qui voudrait développer un nouveau moniteur dans le domaine de la santé pourrait avoir besoin de l’aide et des conseils de l’IUCPQ en ce qui concerne l’application clinique. Pour le développement de son modèle d’affaires, il pourrait faire appel au Camp, et pour la fabrication de l’appareil, l’INO pourrait être d’une grande aide. «Toutes sortes de projets qui ont des composantes multiples qui aujourd’hui sont rendues unifiées. Ce sont des possibilités extraordinaires qu’on vient mettre à la disposition des entrepreneurs», s’est-il réjoui.    

Le projet d'entente de collaboration a été initié en 2017 par la Ville de Québec. Il s’inscrit dans le cadre de la Vision entrepreneuriale Québec 2023.