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Coupe Vanier: les partisans de Québec se font tirer l’oreille

Seulement 6700 billets ont été vendus à cinq jours de l’événement sportif au PEPS

Le président du comité organisateur Christian Côté, le représentant de USports John Bower et la directrice du SAS Julie Dionne ont donné le coup d’envoi, lundi, de la semaine d’activités de la Coupe Vanier.
Photo Stevens Leblanc Le président du comité organisateur Christian Côté, le représentant de USports John Bower et la directrice du SAS Julie Dionne ont donné le coup d’envoi, lundi, de la semaine d’activités de la Coupe Vanier.

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Seulement 6700 billets avaient trouvé preneur, lundi, à quelques jours de la présentation de la 55e édition de la Coupe Vanier qui opposera les Carabins de l’Université de Montréal aux Dinos de Calgary, samedi, au PEPS de l’Université Laval.

Déçu de la prévente? «Oui c’est décevant, absolument, a reconnu le président du comité organisateur, Christian Côté. Les amateurs attendent de plus en plus de voir si le Rouge et Or sera présent ou non au match avant d’acheter leurs billets. Il faut comprendre que c’est un match de haut calibre entre Montréal qui possède une merveilleuse équipe et Calgary qui possède une longue histoire avec Québec.»

Lors du précédent point de presse, il y a un mois, Côté avait mentionné que le comité organisateur lèverait la main si USports manifestait son intérêt à revenir à Québec en 2020. Le discours a changé.

«Je ne suis pas certain qu’on lèverait la main de façon aussi intense, a-t-il confirmé. On n’a pas été approché et USports a d’autres intérêts pour 2020 et souhaite aller dans une autre direction. On respecte ça. De notre côté, on a des questions à se poser. Serait-il préférable de prendre une pause pour les amateurs, l’Université Laval et le comité organisateur et qu’on ne soit plus pris pour acquis? Les ventes jusqu’à présent incitent à une grande réflexion. On ne parle pas d’un non définitif, mais le degré d’enthousiasme est moins élevé qu’il y a un mois.»

Selon Côté, quatre facteurs expliquent la baisse d’achalandage. « L’absence du Rouge et Or, la température, la présentation du match un samedi et la télédiffusion expliquent la baisse, a-t-il mentionné. On ne veut pas perdre l’avantage de présenter le match à la télévision parce que cette visibilité a un impact important. Le dimanche a toujours été la meilleure journée pour les parties locales du Rouge et Or, comme on l’a vu avec la foule de plus de 19 000 spectateurs le 20 octobre contre Montréal comparativement à 10 700 lors de la Coupe Dunsmore disputée un samedi.»

Garanties trop élevées?

Depuis quelques années, USports a haussé la barre pour les garanties financières. La présentation de la Coupe Vanier exige un budget de fonctionnement oscillant entre 750 000 $ et un million selon Côté. «Les garanties financières sont significatives sans compter le pourcentage qu’on doit verser sur les commandites. Avec 12 ou 13 000, on respirerait plus à l’aise qu’avec 7000. USports a une grosse réflexion à faire. J’ai hâte de voir qui va lever la main dans le futur. Ça prend des ententes pour offrir des billets à prix abordable.»

Selon certaines informations, les garanties financières exigées par USports seraient de l’ordre de 150 000 $.

USports est-il trop gourmand? «La Coupe Vanier est un grand événement qui est la locomotive de nos championnats d’automne, et il doit être réalisé au bénéfice de nos 56 membres, a expliqué le directeur des communications et du marketing John Bower. C’est pareil pour le basketball et le hockey masculin. Il doit y avoir des ristournes appropriées.»

Le PEPS sera le théâtre de la Coupe Vanier pour la 6e fois de son histoire après les éditions de 2009, 2010, 2013, 2015 et 2018. Les Dinos se sont inclinés à Québec en 2009, 2010 et 2013 et les Carabins ont plié l’échine en 2015.

Encore l’inconnu pour 2020

En plus des garanties financières exigées, l’attribution tardive de la Coupe Vanier est un autre irritant pour les institutions intéressées.

«Je comprends les contraintes et que les négociations se poursuivent, mais c’est complètement inconcevable qu’on ne connaisse pas l’endroit où va se dérouler la prochaine Coupe Vanier à un an de l’événement, a déploré le président du comité organisateur Christian Côté. On doit le savoir d’avance. Je comprends que U Sports veut se rapprocher de la Coupe Grey, mais je ne raffole pas des parties le vendredi soir.»

Le plan A de U Sports est de se coller sur la Coupe Grey, comme ce fut le cas en 2011 à Vancouver ainsi qu’à Toronto en 2007 et 2012. Y a-t-il un plan B?

«Oui, il y a des plans B, assure le directeur des communications et du marketing de U Sports, John Bower. Il y a des institutions qui ont démontré de l’intérêt si le plan A ne fonctionne pas. Notre directeur général (Graham Brown) et le commissaire de la CFL (Randy Ambrosie) discutent de l’avenir. Ça prend un peu de temps pour tout harmoniser. En compagnie de la LCF, on réfléchit à notre offre de services pour la Coupe Vanier, le Défi Est-Ouest et le camp d’évaluation. On ne sait pas pour le moment si une entente interviendra pour 2020.»

Bower pas déçu

Bower préfère ne pas désigner les institutions qui ont démontré de l’intérêt. Quant à la Coupe Grey 2020, elle sera présentée à Régina. En 2013, lors du dernier arrêt en Saskatchewan, les gens concernés avaient déterminé que ce n’était pas possible de tenir les deux événements en même temps en raison d’un manque de chambres.

Bower est-il déçu de la réponse des amateurs de football? «Je ne suis pas déçu, a-t-il affirmé. Laval sait comment organiser des événements et j’estime qu’il y aura 10 000 personnes au match. Si c’est le cas, ça va être égal aux autres éditions de la Coupe Vanier qui se sont déroulées sur un campus comme à Saskatoon en 2006.»

Des cinq éditions de la Coupe Vanier présentées à Québec, la plus faible affluence a été enregistrée l’an dernier. Un total de 12 380 amateurs avaient franchi les tourniquets pour assister à la victoire de 34-20 du Rouge et Or de l’Université Laval face aux Mustangs de Western.