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Mal de dos: il faut rester actif pour prévenir, estime la Dre Brigitte Migneault

Athlete woman has back pain, muscle injury during running training
Photo Adobestock

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De 75 à 80% de la population sera aux prises d’un mal de dos au cours de sa vie, faisant également de la lombalgie l’une des cinq premières causes de rendez-vous chez le médecin, selon la Dre Brigitte Migneault, spécialiste de la gestion de la douleur aiguë. 

Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) place le mal de dos au sommet des problèmes de santé les plus fréquents au monde, la Dre Brigitte Migneault estime qu’il serait associé à un déséquilibre mécanique et simple dans 90% des cas, aussi lié à la sédentarité.

Écoutez l'entrevue complète ici:  

«Le fait d’être sédentaire et d’avoir peu d’activités physiques est le principal facteur de risque de la lombalgie, mais aussi de la "chronicisation" de la lombalgie», explique-t-elle au micro de Dutrizac sur les ondes de QUB Radio. 

Pas plus de deux jours au lit 

«Il y a plusieurs années, quand quelqu’un se présentait à l’urgence pour un mal de dos [...], on lui disait "va te coucher pendant une couple de jours et ça devrait passer". Maintenant, c’est une contre-indication», raconte Dre Migneault. 

«Le repos au lit de plus de deux jours augmenterait le risque de douleur», dit-elle. 

La spécialiste croit qu’il est primordial de limiter ses activités physiques, sans non plus arrêter de bouger afin de ne pas entrer dans une boucle néfaste pour la santé. «Quand on a mal, on n’est pas porté à faire de l’activité [...] mais le fait de bouger moins peut provoquer d’autres problèmes», entrevoit l’anesthésiologiste au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). 

Ankylose et gain de poids, occasionnant une charge pondérale supplémentaire sur les articulations, peuvent tous deux avoir des répercussions fatales sur la santé. 

L’activité physique sert à prévenir les douleurs lombaires, mais aussi l’arthrose, affectation chronique reliée aux maux de dos, de hanches et de genoux. 

Quoi faire lorsqu'on souffre? 

Toujours selon la spécialiste, des médicaments sécuritaires comme l’acétaminophène (Tylenol) et les anti-inflammatoires sont offerts en pharmacie sans ordonnance et s’avèrent très efficaces pour diminuer les élancements et la brûlure. 

L’alternance chaud-froid peut également être bénéfique. «Le chaud va aider à la relaxation musculaire [...] le froid va réduire l’inflammation», affirme Dre Migneault. 

Si la douleur persiste, il faut se rendre chez son médecin de famille ou dans une clinique sans rendez-vous, estime-t-elle. 

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