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La grande journée des petits entrepreneurs: pour promouvoir l’entrepreneuriat chez les adolescents

Les fondateurs de Super Caramel!, Olivier et Gabriella Veilleux
Photo courtoisie Les fondateurs de Super Caramel!, Olivier et Gabriella Veilleux de Cap-Rouge, participent de façon récurrente à La Grande journée des petits entrepreneurs.

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La grande journée des petits entrepreneurs, qui était destinée aux jeunes de 5 à 12 ans, compte amener aussi les adolescents du secondaire à s’intéresser à l’entrepreneuriat en les intégrant à cette activité populaire. 

Cette initiative, qui est née à Québec en 2014, a fait boule de neige depuis. Des enfants de partout dans la province y participent depuis cinq ans. 

«Notre mission, c’est de semer des graines d’entrepreneuriat chez les jeunes. [...] En même temps, on essaie de les amener à développer toutes sortes de compétences qui vont être super utiles dans toutes les facettes de leur vie, peu importe le travail qu’ils accompliront plus tard», a affirmé Catherine Morissette, cofondatrice et directrice générale de l’organisme Petits Entrepreneurs, qui organise l’événement. 

«Les jeunes qui participent depuis le début ont vieilli, et il y en a beaucoup qui voulaient continuer. On se faisait demander d’ajouter le volet ado. On ne pouvait pas dire non», a-t-elle ajouté. 

Pour l’aider à prendre ce virage, l’organisme a lancé une campagne de sociofinancement sur La Ruche de 30 000$. L’argent amassé servira à revoir le matériel promotionnel et à le bonifier. 

Une croissance soutenue 

«Pour l’édition 2019, on avait près de 6800 jeunes qui ont participé à la grandeur du Québec», a souligné Mme Morissette. 

Le taux de rétention des participants demeure «très élevé», selon la DG. 

En tenant compte de l’ajout du volet destiné aux adolescents, les organisateurs prévoient 7500 participants, dont 30% d’adolescents, en 2020. 

«On s’attend à des projets plus élaborés. On risque d’avoir des jeunes qui travaillent sur leur projet depuis plusieurs mois. Les adolescents seront peut-être plus avancés au niveau des techniques de vente et de la promotion puisqu’ils peuvent utiliser les réseaux sociaux plus facilement», estime Mme Morissette. 

Même si le concept reste de mettre sur pied une entreprise d’un jour, il existe des participants pour qui l’aventure entrepreneuriale se poursuit année après année, comme l’équipe de frère et sœur Joseph et Rachel-Sissy Larouche, qui fabrique la sauce piquante Monsieur Piment. 

Près de 50% des projets présentés lors de cette journée sont liés au domaine alimentaire, incluant les biscuits pour chien. 

Lorsqu’elle a cofondé La grande journée des petits entrepreneurs, Mme Morissette souhaitait que cette activité devienne une tradition au Québec. 

«On a vraiment eu une progression qui nous a surpris. On est partis de 300 participants, en 2014», ajoute Mme Morisette, qui se réjouit du même coup de voir la progression de l’entrepreneuriat chez les jeunes au Québec. 

«C’est extrêmement encourageant. Bien qu’on n’ait aucune façon de le savoir, on ose espérer qu’on a eu un petit impact», dit-elle. 

Le concept de La grande journée des petits entrepreneurs suscite un intérêt ailleurs au Canada et même à l’international. Mise à part une commission scolaire francophone de l’Ontario qui utilise le matériel promotionnel, Mme Morissette a reçu des demandes du Liban, de l’île de la Réunion et du Manitoba. 

Selon la cofondatrice, il reste encore plusieurs défis à relever au Québec pour l’organisme sans but lucratif avant d’envisager une expansion à l’échelle internationale. 

«On est une toute petite équipe, a-t-elle expliqué. Je suis seule à la permanence. Donc, on n’est pas équipé pour commencer à exporter le concept. Par contre, je ne dis pas qu’on ne le fera jamais, mais pas à ce moment-ci de notre histoire. On n’est pas là.» 

L’édition 2020 de La grande journée des petits entrepreneurs se tiendra le 6 juin prochain à la grandeur du Québec.