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Taxes foncières: Labeaume qualifie de «ridicule» l’étude du Groupe Altus

Taxes foncières: Labeaume qualifie de «ridicule» l’étude du Groupe Altus
Photo Stevens Leblanc

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Alors que le maire Régis Labeaume a attaqué la crédibilité d’une étude portant sur les impôts fonciers, le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, y a plutôt vu une illustration de «l’explosion» du compte de taxes des commerçants de Québec.

M. Labeaume a qualifié de «ridicule» l’étude du Groupe Altus dans laquelle on apprenait que Québec et Montréal ont les taux d’impôt foncier, dans le secteur commercial, les plus élevés au Canada.

«Le taux de taxation, ce n’est pas important. Ce n’est plus une façon de calculer. Il n’y a plus personne qui calcule comme ça, parce qu’il y a trop de différences dans les valeurs des bâtisses au Canada», a-t-il soutenu, mardi, en marge d’un point de presse.

Selon lui, «un bungalow de Québec, installé à Toronto, ça doit valoir deux fois plus cher. Tu ne peux pas comparer le taux de taxes. C’est ridicule».

Le maire de Québec a répété que les secteurs commercial et résidentiel à Québec seront dorénavant taxés à l’inflation, ce qui permet une certaine prévisibilité.

Gosselin réclame «un répit»

Aux antipodes du maire, Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, estime que l’étude du Groupe Altus confirme que «Québec arrive en tête de liste parmi les villes les plus taxées au Canada derrière Montréal. Les commerçants à Québec ont vu leur compte de taxes exploser depuis que Régis Labeaume est maire de Québec».

M. Gosselin a réitéré que les commerçants de Québec «ont besoin d’un répit» et que l’administration municipale devrait geler leurs taxes.

«Trop taxés»

Du côté de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), on affirme que les commerçants sont «trop taxés» à Québec et à Montréal pour les services qu’ils utilisent dans leur municipalité.

L’organisation estime également que ce fardeau fiscal rend certaines artères moins attrayantes.

«C’est inquiétant comme situation. Il faut payer les taxes pour les services qu’on reçoit. Un commerçant qui débourse plus du double qu’un résident ne reçoit pas le double de services. Il y a une réelle iniquité. Le commerçant n’utilise pas les arénas ou les bibliothèques. Il y a un rajustement qui doit être fait», demande Gopinath Jeyabalaratnam, responsable aux affaires économiques et gouvernementales à la FCEI.

– Avec la collaboration de Stéphanie Martin