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Le premier test de Trudeau

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La dernière fois que Justin Trudeau s’est adressé aux Canadiens, il disait avoir entendu le message. Son gouvernement serait à l’écoute, plus conciliant.

Son Conseil des ministres, demain, offrira un début de réponse. Aurons-nous droit au même monopole de la vertu libérale, ou à une équipe solide, disciplinée ?

La place du Québec

Lieutenant du Québec ou pas ? La question a fait couler beaucoup d’encre. Mais la vraie réponse à la représentation du Québec est ailleurs.

Depuis 2015, les ministres québécois ont souffert d’être perçus comme les acteurs secondaires d’une pièce de théâtre écrite par d’autres. Ils ont trop souvent été réduits au rôle de porte-parole d’un gouvernement déconnecté de la réalité québécoise.

Un lieutenant ne suffira pas à changer cette réalité.

Si Justin Trudeau veut convaincre les Québécois qu’ils ont un poids réel dans son gouvernement, il faudra donner à l’un d’eux un ministère économique stratégique. Mais surtout, il faudra donner le pouvoir aux autres de remettre en question les politiques qui nuiront aux bonnes relations entre Québec et Ottawa.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

La fin des symboles ?

En 2015, c’était beau la réfugiée afghane à la Réforme démocratique, le militaire sikh à la Défense nationale, la procureure autochtone à la Justice. Pour quels résultats ? Échec, enlisement, SNC.

On ose espérer que, cette fois-ci, Justin Trudeau évitera les symboles en faveur de la compétence. Ça veut dire aussi privilégier les résultats avant l’image.

Par exemple, vivement que Steven Guilbeault, comme l’a rapporté TVA, ne soit pas destiné au ministère de l’Environnement. Ce n’est pas un militant qu’il faut, mais un ministre pragmatique, davantage capable de forger des compromis difficiles que de faire la leçon.

Il est là le test du nouveau cabinet : des ministres susceptibles de confondre les sceptiques et non pas seulement conforter dans leurs certitudes les 33 % d’électeurs libéraux.