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Les ex-conseillers de Saint-Augustin-de-Desmaures abandonnent leur poursuite

Les ex-conseillers de Saint-Augustin-de-Desmaures abandonnent leur poursuite
Photo d'archives

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Les ex-conseillers municipaux France Hamel, Louis Potvin, Lise Lortie et Denis Côté, qui poursuivaient la Ville de Saint-Augustin pour récupérer 56 000 $ en salaires et en dommages, viennent d’abandonner leur recours.

La Cour des petites créances avait refusé d’entendre le litige, en septembre dernier, estimant qu’elle n’avait pas la compétence pour entendre la cause.

Anticipant des frais d’avocats importants en Cour supérieure, les anciens conseillers ont jeté l’éponge et ont avisé la Ville qu’ils se désistaient.

«Ce n’est pas une victoire de la Ville de Saint-Augustin, moi, je considère que c’est un non-lieu parce qu’on ne peut pas se permettre d’aller en cour contre la Ville. On ne saura jamais si on avait tort ou raison puisqu’on n’en aura jamais débattu sur le fond. C’est la seule chose qu’on déplore», a commenté Louis Potvin, joint par Le Journal mardi.

«La seule et unique raison pour laquelle on se retire, c’est une question financière. Ce n’est vraiment pas qu’on doute du résultat si on était allés en cour. Être là-dedans pendant un an, deux ans, accumuler les frais, non, ça ne nous tente plus de faire la guerre», a renchéri France Hamel en entrevue.

Juneau n’est pas surpris

Sylvain Juneau.
Maire de 
Saint-Augustin
Photo Stevens LeBlanc
Sylvain Juneau. Maire de Saint-Augustin

Le maire de Saint-Augustin, Sylvain Juneau, n’a pas été étonné de ce revirement et a affirmé qu’ils n’avaient pas de cause. «Dès le premier jour, j’étais convaincu du bien-fondé de mes propos et de l’illégalité crasse de tout ça. Je continue à le croire et je ne suis pas tout seul», a-t-il réagi, rappelant que le ministère des Affaires municipales avait blâmé les élus de l’ère Corriveau quant à leur rémunération.

M. Juneau, faut-il le rappeler, avait dénoncé dans nos pages le fait que les conseillers avaient reçu, pendant plusieurs années, des allocations pour siéger dans des comités «bidon» qui n’existaient même pas, dans certains cas, ou qui ne produisaient pas de rapport d’activité, ce qui contrevenait à la loi.

Remboursement

La Ville avait ensuite entrepris de se faire rembourser par les élus, à même leur paie. Frustrés de cette ponction, les ex-conseillers rejetaient la faute sur l’administration et la trésorerie de l’époque pour la confusion sur leur rémunération.

«À moins que l’UPAC finisse par donner suite à la demande de l’actuel conseil municipal d’enquêter sur les années où ces individus ont sévi à la tête de Saint-Augustin, ils pourront dorénavant profiter d’une retraite que nous méritons tous», a balancé le maire en guise de conclusion dans son communiqué.