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7 nouveaux cas présumés d’intoxication au GHB à l'Université Laval

L’administration universitaire fera enquête et veut porter plainte à la police

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Photo d’archives La direction de l’Université Laval invite les étudiants «à continuer à être vigilants lors de toute activité sociale».

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L’Université Laval enquête sur de nouveaux cas présumés d’intoxication au GHB, la «drogue du viol», survenus au cours des derniers jours, a appris Le Journal. Sept personnes auraient pu en être victimes.

Après avoir pris connaissance de «messages inquiétants» qui ont circulé sur Facebook à ce sujet, la direction de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation a rencontré mardi après-midi des représentants d’associations étudiantes.

«Nous avons reçu des informations préoccupantes que nous prenons très au sérieux», a affirmé en fin de journée la porte-parole de l’Université Laval, Andrée-Anne Stewart.

Selon les informations recueillies jusqu’à maintenant par l’administration universitaire, sept personnes auraient été intoxiquées lors d’une soirée qui s’est déroulée à l’extérieur du campus au cours des derniers jours, indique Mme Stewart.

L’événement avait été organisé par des associations étudiantes.

Aucune plainte – signalement ou dénonciation officielle – n’a toutefois été reçue à ce sujet, précise-t-elle.

À la recherche de preuves

«Nous sommes à la recherche de preuves. Lorsque nous aurons des preuves, nous porterons plainte au Service de police de la Ville de Québec. [...] Nous voulons faire la lumière sur ces présumés cas d’intoxication», a indiqué Mme Stewart.

L’administration universitaire demande à tous ceux qui auraient de l’information à ce sujet de contacter rapidement le Service de sécurité et de prévention de l’Université Laval.

La direction invite par ailleurs les étudiants «à continuer à être vigilants lors de toute activité sociale, incluant celles organisées par les associations étudiantes, qu’elles soient à l’intérieur ou à l’extérieur du campus», a ajouté la porte-parole.

Ces nouvelles allégations s’ajoutent à celles qui avaient circulé l’automne dernier. Une enquête avait été déclenchée après qu’un signalement eut été fait auprès du service de sécurité pour un cas d’intoxication similaire.

Huit autres personnes avaient aussi rapporté des situations vécues en lien avec l’intoxication au GHB et deux autres signalements avaient été faits par la suite.

Sécurité renforcée

L’Université Laval rappelle qu’elle a déjà mis en place des actions pour prévenir ce type d’intoxication.

La surveillance et la sécurité lors des partys organisés sur le campus ont notamment été renforcées.

La direction promet d’intensifier ses efforts à la suite de ces nouvelles informations et demande la collaboration de toute la communauté afin de prévenir ce type de situation.


► D’autres Cas possibles d’intoxication au GHB à l’Université Laval

Octobre 2018

Une enquête est déclenchée après qu’un signalement ait été fait au service de sécurité de l’Université Laval pour un événement survenu sur le campus en début de session.

Huit autres étudiantes ont aussi rapporté, de façon anonyme, des situations vécues qui pourraient s’apparenter à la consommation de GHB lors de soirées étudiantes.

Janvier 2019

Deux autres signalements sont faits auprès de l’administration universitaire pour de possibles cas d’intoxication au GHB. Un des événements est survenu lors d’une soirée sur le campus, l’autre s’est déroulé à l’extérieur de la cité universitaire. Au cours des cinq dernières années, trois autres plaintes formelles pour des cas présumés d’intoxication au GHB ont été déposées à l’Université Laval.


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