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Aecon reluque la construction du tramway de Québec

Aecon reluque la construction du tramway de Québec
Photo courtoisie, Ville de Québec

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Le géant de la construction au Canada, le Groupe Aecon, lorgne le chantier de 3,3 milliards $ du tramway de Québec.

La société s’est récemment inscrite au Registre des lobbyistes avec l’intention d’entamer des discussions avec des responsables à la Ville. Elle souhaite présenter ses «services» afin de «participer à la conception et la construction des infrastructures liées au tramway».

Au cours des dernières années, Aecon a collaboré sur plusieurs projets de transport en commun, entre autres du côté de Toronto et de Montréal, où elle a travaillé sur des chantiers en lien avec des développements de trains légers sur rails.

Actuellement, Aecon fait partie d’un consortium d’entreprises mandatées pour la construction du Réseau express métropolitain (REM) de Montréal.

Aecon n’est pas la première entreprise à reluquer le projet de transport de Québec. En février, Bombardier Transport avait livré devant des gens d’affaires de la région une conférence sur ses produits, soit le tramway, le métro léger et le métro.

Bombardier avait même installé un kiosque au centre commercial Laurier Québec pour que les consommateurs puissent vivre l’expérience d’un tramway en réalité virtuelle.

Discussions avec les fournisseurs

La semaine dernière, la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, a déposé un projet de loi qui vise notamment le projet de transport structurant.

Le gouvernement compte autoriser, exceptionnellement, les discussions entre la Ville et d’éventuels fournisseurs avant l’adjudication d’un contrat.

«C’est surtout avec les consortiums qu’on va négocier. Tout va être transparent [...] Il n’y a pas de scandale », avait noté le maire Régis Labeaume, lundi. « Si on trouve qu’il y a des affaires qui sont trop chères avec le plus bas soumissionnaire, on va avoir la capacité de serrer la vis.»

Le processus visant à qualifier des consortiums pour soumissionner sur l’appel d’offres doit être lancé dans les prochains mois.

Vente bloquée

Au printemps, après une enquête de plusieurs mois, rappelons qu’Ottawa avait bloqué la vente d’Aecon à la chinoise CCC International Holding (CCCI) afin de «protéger la sécurité nationale». La transaction devait s’élever à 1,5 milliard $.

Il faut dire qu’Aecon brasse aussi des affaires dans le secteur de la construction d’infrastructures de communication.

— Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée